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Le groupe pétrolier français aux ambitions dans le GNL a effectué un chargement de GNL depuis l’usine de liquéfaction d’Ichthys, en Australie, jusqu’au terminal chinois de Dapeng en compensant ses émissions carbone.
deuxième acteur privé mondial.

 Un événement spécial pour Total, qui a fait du gaz naturel un pilier de sa stratégie de verdissement. L’entreprise française, très investie dans la filière GNL pour le transport maritime, a livré sa première cargaison de GNL dit « neutre en carbone » à la Chinese National Offshore Oil Corporation (CNOOC). Le chargement a été effectué à l’usine de liquéfaction d’Ichthys, en Australie, et a été acheminé jusqu’au terminal chinois de Dapeng. 

L’empreinte carbone de la cargaison de GNL, sur l’ensemble de la chaîne de valeur, incluant la production, la liquéfaction, le transport par bateau, la regazéification, et l’usage final, a été compensée par des certificats d’émissions VCS (Verified Carbon Standards). Ils vont financer deux projets : le parc éolien de Guyuan dans la province chinoise du Hebei, qui vise à réduire les émissions générées par la production électrique à partir de charbon dans le nord de la Chine et le projet Kariba REDD+ de protection des forêts du Zimbabwe.

« Cette première cargaison de GNL marque une nouvelle étape dans notre volonté d’accompagner nos clients vers la neutralité carbone », explique Laurent Vivier, directeur Gaz de Total, mentionné dans le communiqué de presse.

Total, qui se revendique deuxième acteur mondial de GNL dans le secteur privé avec une part de marché mondiale de l’ordre de 10 %, a vendu 34 Mt de GNL vendues en 2019. Ces dernières années, à coups d’investissements importants, il a acquis des participations dans des usines de liquéfaction implantées au Qatar, au Nigeria, en Russie, en Norvège, à Oman, en Égypte, aux Émirats arabes unis, aux États-Unis, en Australie et en Angola. Il est désormais présent sur toute la chaîne de valeur du GNL : production et liquéfaction de gaz, transport et trading, regazéification avec des terminaux et FSRU (unités flottantes de stockage et de regazéification). Avec son portefeuille d’actifs, il devrait afficher une capacité de production de 50 Mt par an à l’horizon 2025. 

La rédaction