Le directeur général de Sosersid-Somarsid Jean-Claude Sarremejeanne a été élu le 26 juin à la tête de l’Union maritime et fluviale de Marseille-Fos à l'occasion de son assemblée générale. Il succède au pilote de profession Jean-Philippe Salducci.

Il animait un groupe de travail sur le conventionnel/breakbulk au sein de l'UMF Marseille-Fos, l’organisation syndicale qui chapeaute les 22 professions portuaires (450 entreprises, 25 000 emplois directs). Le patron de Sosersid-Somarsid (groupe HES Beheer), manutentionnaire exclusif en vracs solides et conventionnel d’ArcelorMittal à Fos-sur-Mer, Jean-Claude Sarremejeanne, succède à Jean-Philippe Salducci pour un mandat de deux ans, renouvelable. 

Le pilote représentait l'UMF Marseille-Fos depuis 2013. Il avait fait de l’amélioration rapide de la connexion des terminaux à conteneurs de Fos avec l’hinterland une des priorités de son mandat. L’inscription du maillon Fos-Genève dans l’un des neuf réseaux transeuropéens de transport (RTE-T), plus précisément dans le corridor Mer du Nord-Méditerranée, est en partie le fruit du lobbying intense exercé par l'association sous sa mandature. Enjeu dans cette affaire : replacer le port de Marseille comme le port naturel de la Suisse romande, point de passage névralgique vers l’Europe de Nord. L'association a aussi été à la manoeuvre de la mise en place d'une navette ferroviaire vers la Suisse, fruit d’un partenariat entre les deux principaux ports français, Haropa (145 000 EVP en modes massifiés en 2017) et Marseille-Fos (219 000 EVP)  avec l’opérateur de transport combiné Naviland Cargo.

Cette navette est devenue emblématique de la bataille à terre que Le Havre et Marseille-Fos ont « déclarée » pour rapatrier les flux « confisqués » par les ports nord-européens, lesquels exercent une puissance d’attraction sur les régions françaises grâce à la mise en oeuvre de corridors de transport multimodaux et de services associés aux flux.

A.D.

Jean-Claude Sarremejeanne, Sosersid-Somarsid : « L’intermodalité et la massification sont l’alpha et l’oméga de ce marché »

La contribution de 50 pages de l'UMF Marseille Fos