Anchor Ship dispose d'une enveloppe de 5,65 Md$ pour acquérir des navires au GNL voire à l’hydrogène et à l’ammoniac. Ils seront affrétés par de grandes compagnies maritimes japonaises.

La société de financement, basée à Tokyo, entend acquérir des navires au GNL, voire à l’hydrogène et à l’ammoniac, en vue de les affréter à de grandes compagnies maritimes japonaises. L’investisseur vise les trois principales compagnies du pays, Nippon Yusen Kaisha (NYK), Mitsui OSK Lines (MOL) et K Line, rapporte le Nikkei Asia. L'objectif d'Anchor Ship avec son fonds de plus 5,6 Md$ (600 milliards de yens) est d'obtenir des rendements annuels à deux chiffres sur une durée de 15 ans.

Quatre fonds depuis sa création

En attendant, l'entreprise japonaise pense également que le fonds pourrait contribuer à accélérer la transition verte du transport maritime et forcer les centrales électriques et les grands secteurs industriels énergivores à abandonner les énergies fossiles, tels le charbon et le pétrole.

Anchor cherchera à obtenir des fonds des banques régionales et d'autres institutions financières, est-il précisé. La société a lancé quatre fonds depuis sa création, dont le premier en 2007.

Commandes timides

Les commandes de navires dits « verts » sont encore très timides et les banques frileuses, faute de certitudes sur les technologies qui nécessitent encore beaucoup de développements pour être totalement opérationnelles. La période de transition rend les armateurs très attentistes quant à l’option choisie. Opter pour des navires au Méthanol, à l’ammoniac ou à l’hydrogène… relève pour l’heure d’un pari sur l’avenir. 

En début d’année, Bloomberg a fait état d'une baisse significative du nombre de nouvelles commandes passées aux chantiers navals, réduites de près de moitié par rapport à l'année précédente. En cause, les doutes. Seul le GNL offre une solution, certes encore partielle pour traiter les gaz à effet de serre, dans le viseur de l’OMI, mais qui est éprouvée.

La rédaction