Le constructeur naval japonais Mitsubishi Heavy Industries envisage de commercialiser d'ici 2025 un navire pour le transport et le stockage du CO2. 

Les constructeurs japonais prennent leurs marques. Kawasaki Heavy Industries a annoncé, il y a quelques jours, qu’il envisageait de construire le premier transporteur d'hydrogène liquéfié au monde. Les chantiers navals japonais se sont également lancés dans une course à la conception de transporteurs d'ammoniac. Cette fois, un autre constructeur japonais s’attaque aux navires de transport de CO2 et MHI vise le marché des projets de capture du carbone (CCS) pour le transport et le stockage du CO2.

Afin de liquéfier le dioxyde de carbone, la température doit être maintenue à environ – 50°C, avec une pression de sept bars. Fin janvier, MHI a pris une participation dans la société américaine Infinium, qui a notamment développé un technologie exclusive de conversion du CO2 et de l'énergie renouvelable en électrocarburants, qui devrait être utilisée dans le transport aérien et maritime.

Le transport maritime de CO2 n’est pas nouveau

Actuellement, la capacité maximale de transport de CO2 liquéfié est d'environ 3 600 m3, soit environ 1 770 t. L’opérateur spécialisé Larvik Shipping transporte ainsi du CO2 depuis 1988. 

D’autres constructeurs se sont employés ces dernières années à développer les nouvelles générations de transporteurs de CO2 liquéfié. En 2010, le projet porté par sud-coréen HHI et Maersk Tankers avait avorté. L’autre géant sud-coréen DSME avait également développé son prototype mais n’a enregistré aucune commande dans les cinq années suivant son développement.

La rédaction

Photo ©MHI