Le 4 janvier, les Gardiens de la Révolution iraniens ont arraisonné près d’Oman un pétrolier sud-coréen, le MT Hankuk Chemi, et l’ont dérouté vers les eaux iraniennes pour inspection. Il aurait violé des règles environnementales. 

Les tensions reprennent de plus belle dans cette partie du monde en permanence sur le qui-vive. Cette fois, c’est un pétrolier sud-coréen qui en fait les frais. Le MT Hankuk Chemi a été arraisonné pour avoir prétendument enfreint à des lois sur l’environnement marin. Des accusations que récuse le propriétaire du navire, la compagnie DM Shipping basée à Busan.

Parti du port saoudien d’Al-Jubail, le pétroliers comptait 20 membres d'équipage, cinq Coréens, onze Birmans, deux Indonésiens et deux Vietnamien, qui sont tous « en bonne santé » selon le Ministère Coréen des Affaires Etrangères.

Cette événement intervient alors qu’une rencontre entre diplomates coréens et iraniens était programmée à propos des avoirs iraniens bloqués dans des banques coréennes pour non-respect des sanctions américaines. Ils évalués entre 8 et 8,5 Md$. La Corée pourrait aussi être visée pour avoir envoyé un destroyer patrouiller dans la région à des fins de lutte contre la piraterie. Le navire opère certes officiellement de manière indépendante mais en liaison avec la force navale internationale mise sur pied par les États-Unis.

Thierry Joly

Photo ©DR