Entre 53 et 66 selon les sources. C’est le nombre de vraquiers chargés de charbon australien au large des ports chinois, estimé respectivement par la société spécialisée dans les données sur les matières premières Kpler et l’agence d’informations économiques et financières Bloomberg.

Le charbon est la énième victime de la brouille diplomatique entre la Chine et l’Australie après le bœuf (importations suspendues), l’orge (droits de douane prohibitifs) et le vin (enquêtes commerciales). La valeur des cargaisons est estimée à 500 M$ et plus de 1 000 marins patientent depuis des semaines, en attente du déchargement des cargaisons.

La plupart des capesize et panamax sont au mouillage au nord-est de la Chine, près des ports de Jingtan et Caofedian. Selon Kpler, 39 sont chargés de 4,1 Mt de charbon métallurgique, neuf de 1,1 Mt de charbon thermique et la cargaison des cinq derniers n'est pas précisée. « Ces dernières années, nous avons importé à plusieurs reprises du charbon ne répondant pas aux critères environnementaux requis par la Chine. Nous avons renforcé nos contrôles ». C’est du moins l’explication fournie hier par le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.

Thierry Joly

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