Une vingtaine de ports mondiaux n'ont pas l'intention d'interdire l'utilisation des dispositifs d'épuration des gaz de cheminée, selon la Clean Shipping Alliance 2020 (CSA 2020).

Ils sont 20, localisés sur l'ensemble des continents et ils se sont engagés à ne pas interdire les dispositifs EGCS qui permettent d'épurer les gaz des cheminées des navires, objet ces dernières semaines d'une polémique en raison des eaux chargées en sulfures qu'il rejettent (pour la technologie dite ouverte). Les ports en question garderont cette position à moins que de nouvelles recherches convaincantes ne soient mises au jour.

Le lobby en faveur des scrubbers émet depuis quelques années les mêmes arguments et soutiens, dont l'étude menée par le ministère japonais de l'Aménagement du territoire, de l'Infrastructure, des Transports et du Tourisme (MLIT), qui a permis au Japon de prendre sa décision et de ne pas interdire l'utilisation de scrubbers à circuit ouvert dans ses eaux. « Nous espérons avoir bientôt d'autres confirmations écrites, a affirmé le Comité exécutif CSA 2020. Il semble que certains ports reviennent sur décisions de restreindre leur utilisation maintenant les études universitaires ont été rendues publiques », croit savoir la CSA sans mentionner ceux qui doutent.

En février, DNV GL a publié les résultats d'une étude menée sur trois ans pour laquelle 281 échantillons d'eau de lavage rejetée par 53 navires différents équipés d'EGCS. Les échantillons étaient, selon la société de classification, bien en deçà des critères de l'OMI, ainsi que dans les limites des autres normes majeures sur l'eau.

Pour rappel, les systèmes incriminés éliminent la majeure partie des oxydes de soufre (SOx) des gaz d'échappement des moteurs et des chaudières des navires, ainsi que jusqu'à 94 % des particules (PM), jusqu'à 60 % du carbone noir (BC) et une quantité importante des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP).

La rédaction