C’est le chantier norvégien du groupe Fincantieri qui l’annonce. Le Yara Birkeland, premier feeder tout électrique et autonome de 120 EVP, commandé en août 2018 par le groupe d’engrais norvégien Yara, a été livré.

Le premier feeder autonome devrait en principe être réceptionné au premier semestre 2020. Yara International avait invoqué mi-novembre des retards liés à la fermeture des chantiers, mesure imposée par la crise sanitaire. La coque venait alors d’être achevée par le site de Vard Braila en Roumanie et remorquée au chantier naval de Vard Brattvaag en Norvège pour l'armement.

Le navire, qui doit encore subir des tests de chargement et de stabilité des conteneurs, avant de mettre le cap sur un port et une zone d'essai à Horten, ne sera pas totalement autonome avant 2022. Des médias locaux avaient évoqués il y a quelques semaines des problématiques liées aux opérations terrestres autonomes, qui s’avèrent plus difficiles que prévu.

Yara avait confirmé, en indiquant que « les projets d'innovation s'accompagnent d'incertitudes et de difficultés » et en reconnaissant que « logistique autonome à terre s'est avérée être un défi », l'équipe du projet oeuvrant toujours à la recherche de solutions. Le groupe chimique n'a pas, à ce niveau, dévoilé de calendrier ni donné de détails sur les prochaines étapes. 

Pas tout à fait prêt pour l’autonomie

Long de 80 mètres et large de 15, ce premier porte conteneur autonome pourra transporter 120 EVP sur une ligne régulière, pour les besoins de l’usine chimique norvégienne, depuis son site de Porsgrunn vers les ports de Larvik et Brevik. Soit 55 km. Actuellement, le site est alimenté par le transport routier à raison de 40 000 trajets par an, indiquent les porteurs du projet

Dans ce projet, Yara est associé, pour l’automatisation, avec l’équipementier norvégien Kongsberg via une coentreprise créée avec le groupe Wilmensen. Dans ce cadre, Kongsberg a été chargé plus précisément du développement de toutes les technologies clés en lien avec l’automatisation, en plus des systèmes de commande de la propulsion électrique, des batteries et de la propulsion.

Pour la première phase du projet, un pont amovible avec des équipements de manœuvre et de navigation a été installé. À l'avenir, lorsque le navire sera prêt à fonctionner de manière autonome, ce module sera enlevé.

La rédaction