Depuis plusieurs semaines, les voitures de luxe à destination de la Russie s'entassent sur les quais d'un des plus grands ports mondiaux dans le roulier. Une conséquence des sanctions prises par l’UE à l’égard du régime de Vladimir Poutine.

Les sanctions économiques de l’UE suite à l’invasion de l’Ukraine par la Russie donnent du fil à retordre aux douanes belges. Les restrictions imposées par l’UE ne permettent pas au port côtier belge d’expédier la marchandise. Quelque 8 000 voitures neuves, en provenance des régions asiatiques et destinées au marché russe, sont ainsi bloquées à Zeebrugge.

« La moitié d’entre elles sont des voitures de luxe. Nous pouvons accueillir ici jusqu’à 10 000 véhicules, donc il reste encore de la place. Mais nous ne pourrons pas occuper l’espace avec ces voitures bloquées », a indiqué Marc Adriansens, le directeur général du terminal International Car Operators (ICO), à la presse belge. Pour ICO, un marché de 120 000 voitures pourrait être perdu à cause des sanctions. En attendant ce sont les constructeurs qui doivent payer la facture de leur immobilisation.

Peu d’impacts pour les constructeurs ?

L'interdiction des voitures de luxe fait partie des dizaines de mesures de sanctions imposées au commerce russe par l'UE, le Royaume-Uni, les États-Unis, le Canada et le Japon. Les constructeurs automobiles européens seront les plus directement touchés mais selon Bloomberg, le marché automobile russe est relativement modeste. « Étant donné le carnet de commandes bien rempli pour toutes les marques haut de gamme, on s'attends à ce que les exportations perdues vers la Russie soient réorientées vers d'autres marchés », indique l’agence.

La rédaction