Par sa présence dans les médias et les éléments de langage véhiculés sur ses résultats financiers confortables (un bénéfice de 144 M$ à fin septembre), sa stratégie d’innovation, sa différence..., l’on sentait que l’introduction en bourse de l’armateur israélien était imminente (cf. NL du 11 décembre).

Après trois tentatives infructueuses en bourse en 2008, 2011 et 2016, Zim a déposé un dossier sur le marché new-yorkais. La compagnie israélienne vise l’introduction en bourse, espérant lever 100 M$ que la société entend utiliser pour renforcer son fond de roulement, investir dans des navires et la numérisation de ses outils. Les banques Citigroup, Goldman Sachs et Barclays interviennent en tant que coordinateurs mondiaux tandis que Jefferies et Clarksons Platou Securities officient en tant que teneurs de livres.

Si la quatrième tentative de Zim réussit, elle consacrera alors la deuxième opération à être négociée sur le marché principal du NYSE après Matson.

Le 10e transporteur maritime mondial de conteneurs (1,5 % de PDM mondial), qui exploite 52 % de sa capacité sur le transpacifique, tire pleinement parti de l’envolée des taux de fret sur la route entre la Chine et les ports de la côte ouest-américaine.

Le capital de la société se répartit entre la famille Ofer (32 %), la Deutsche Bank (17 %) et Danaos (10 %). Les derniers chiffres publiés font état d’un encours total de la dette de 1,71 Md$ au 30 septembre 2020, contre 1,61 Md$ à la fin de 2019, en raison de l'augmentation de ses affrètements (la compagnie ne possède que deux des 85 navires qu’elle opère). Au 30 septembre 2020, l'actif à court terme s'élevait à 823 M$, contre 976 M$ pour le passif à court terme.

L’an dernier, la flotte de l’israélienne est passée de 61 navires (292 303 EVP au début de 2020) à 81 totalisant 359 025 EVP à la fin de l'année. Elle n'a pas de navires en commande.

A.D.