Sanctions européennes : la date butoir concernant Sovcomflot a expiré

Les sanctions européennes fixaient au 15 mai la date limite pour mettre fin aux relations commerciales avec la compagnie russe de transport de pétrole. Dépouillée de la couverture d’assurance pour ses navires, privée de sociétés de classification, limitée dans ses transactions financières, détentrice d’une dette auprès de banques occidentales, Sovcomflot a entamé la vente d'une partie de ses actifs.​

Pourquoi le fret pétrolier reste-t-il durablement au plancher ?

Les tarifs d’affrètement des grands pétroliers restent au plancher en dépit d’un risque géopolitique historiquement élevé, qui est d’ordinaire profitable au transport maritime de pétrole. Les taux des navires-citernes ne se sont toujours pas remis de la pandémie depuis plus de dix-huit mois. La dynamique des flux mondiaux de pétrole est réputée complexe. Mais la situation actuelle est particulièrement intriquée.

En fusionnant, Euronav et Frontline créent un titan dans le transport de pétrole

Deux des plus grandes sociétés de transport maritime de brut, la norvégienne Frontline et la belge Euronav, annoncent une fusion à grande échelle. Une suite logique après la prise de participation de l’homme d’affaires John Fredriksen, actionnaire principal de Frontline, dans le capital d’Euronav. L’ensemble consolide une flotte de 146 navires. Dans un marché complètement déprimé avec des opérateurs en hémorragie de liquidités.

La Libye dans les limbes du pétrole

Bien qu'elle détienne les plus grandes réserves pétrolières mondiales, la Libye est passée du statut de premier producteur de l'OPEP à celui de pays luttant pour maintenir un niveau constant de production et d'exportation. Depuis le début de l’année, le marché méditerranéen des aframax, pétroliers de prédilection pour les exportations pétrolières libyennes, a retrouvé une certaine dynamique.

Jusqu’à quelle profondeur les navires pétroliers peuvent-ils forer ?

Après avoir connu en 2021 la pire année depuis trois décennies et un début d'année 2022 catastrophique, les analystes viennent une nouvelle fois revoir à la baisse leurs prévisions concernant la demande de transport de brut. La scène géopolitique est sans doute la plus tendue depuis des décennies. Le spectre des sanctions à l’égard de la Russie, deuxième producteur mondial de pétrole, et la multiplication des attaques yéménites au Moyen-Orient ne plaident pas en faveur d’un retour serein aux affaires.

Pétroliers : des signes d'un redressement plus certain

Les pétroliers sont loin d'être sortis d'affaire. Mais les données croisées entre la demande mondiale, les taux d’affrètement et le suivi AIS des navires indiquent une reprise lente mais constante. Le pétrole vient d’atteindre son plus haut niveau depuis plus de deux ans. Le surplus de pétrole accumulé pendant la pandémie a presque disparu et les stocks devraient diminuer rapidement au cours du second semestre de l'année. La demande de transport ne devrait que mieux s’en porter.

La lente mais progressive adhésion au GNL

D’après Gibson Shipbrokers, une petite trentaine de navires au GNL ont été commandés depuis le début de l’année, portant à 157 le total en cours de construction. Que ce soit par défaut ou conviction, le GNL gagne très lentement des clients à moins que les armateurs ne soient rattrapés par l’urgence de l’horloge.

Ever Given/Suez : une bonne nouvelle pour les pétroliers ?

Le blocage du canal de Suez a eu pour effet de faire monter en flèche les prix du pétrole et les tarifs des pétroliers. La production et la demande pourraient être affectées si les navires sont contraints de trouver des itinéraires alternatifs et plus longs. Mais selon les analystes et courtiers, la situation devrait profiter aux taux de fret.

La paradoxale désaffection pour le recyclage

Alors que les prix de la ferraille sont particulièrement élevés, l’activité de recyclage manque de tonnages. Dans certains segments du transport maritime, les vieilles unités, pour lesquelles les propriétaires ne sont pas disposés à supporter le coût de la mise en cale, feraient pourtant d’excellents candidats.

Total contracte avec deux armateurs pour quatre aframax au GNL

Le géant pétrolier français a signé deux accords d’affrètement avec les armateurs Hafnia et Viken Shipping pour deux nouveaux aframax au GNL de 110 000 tpl chacun, à livrer en 2023. Nouvelle illustration de ses convictions – sa foi – dans le gaz naturel liquéfié comme un carburant marin pertinent pour réduire son l’empreinte carbone de ses activités de transport maritime.

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