Sortir les grains de l'Ukraine à tout prix

Outre Constanta, qui sert actuellement de base arrière aux ports ukrainiens bloqués, les ports de Pologne et de Lituanie sur la mer Baltique, qui permettent de contourner la Biélorussie avec un minimum de contrôles et des procédures douanières accélérées, et celui de Varna en Bulgarie sont évoqués comme des portes d'entrée potentielles pour les agro-exportateurs ukrainiens. Alors qu’il y a urgence à faire sortir les céréales du pays.

Bourse maritime agricole de La Rochelle : repenser les enjeux des céréales

Ils étaient 350 participants issus des différentes filières agricoles réunis à La Rochelle le 17 juin pour le retour de la Bourse Maritime Agricole après deux années d’interruption pour cause sanitaire. Le rendez-vous, très attendu par la profession, est un baromètre pour les exportations de céréales et les importations d'engrais et d'aliments pour bétail. A fortiori cette année étant donné le contexte mondial plus que tourmenté.

Le vrac sec au cœur d'une crise alimentaire mondiale

Alors qu’une crise alimentaire mondiale se profile, Vladimir Poutine s’est montré disposé au cours d’un entretien téléphonique le samedi 28 mai avec le président français Emmanuel Macron et le chancelier allemand Olaf Scholz à permettre la reprise des livraisons de céréales ukrainiennes. La mer Noire n'est pas seulement un « grenier à blé » mais est aussi l'un des 14 points mondiaux par lesquels transitent des quantités importantes de produits agricoles. Loin d’être évidentes, les alternatives ne favorisent pas le transport maritime.

L'Inde crée la panique sur les marchés du blé

L’interdiction surprise des exportations de blé indien par le gouvernement indien pour contenir la flambée des prix a mis la pagaille dans les ports, bloquant le départ de 1,8 Mt de céréales. Le pays a dû lâcher un peu la bride. L'événement intervient sur un marché déstabilisé par les événements en Russie et en Ukraine qui mettent en défaut le premier hub mondial d’exportation de céréales.

Céréales : les ports et les marchés s'organisent pour pallier la mer Noire

L’Inde, qui a l’avantage d’être à cette période de l’année le seul fournisseur de blé au monde, s'affirme en l’absence de la première zone d’exportation mondiale pour les céréales. En avril, le continent a exporté 1,4 Mt de blé contre à peine 240 000 t il y a un an. Toutefois, les chargements ukrainiens, notamment de maïs, s’organisent en passant par Constanta en Roumanie et Varna en Bulgarie.

Céréales : la crise russo-ukrainienne engendre un repositionnement des flux

La nature a horreur du vide. Les flux du vrac sec, rompus aux tensions géopolitiques, sont d’ordinaire les plus plastiques. Ils le prouvent à nouveau. Des premiers mouvements s’observent. Les taux de fret des vraquiers ont brusquement changé de cap ces derniers jours.

Crise russo-ukrainienne : le transport maritime dans l'attente des sanctions

Dans la confusion et la précipitation, sans savoir comment la situation va évoluer dans les ports, le secteur a pris ses premières dispositions. Suspension d’escales, fermeture des terminaux alors que la navigation devient difficile dans la mer d’Azoz et la mer Noire et que des pétroliers ont été pris pour cibles par des missiles. Les indicateurs du marché réagissent dans l'excès.…

Quels risques pour les navires transitant dans les eaux ukrainiennes et russes ?

Les tensions entre l’Ukraine, l’UE et les États-Unis avec la Russie, hypothèquent de nombreuses matières premières et menacent les équilibres mondiaux des flux maritimes. Le spectre des sanctions internationales est une source d’inquiétudes pour les approvisionnements mais aussi pour la navigation. Le 15 février, le Joint War Committee (JWC), Conseil des risques de guerre du secteur de l'assurance, a ajouté les eaux ukrainiennes et russes de la mer Noire et de la mer d'Azov à la liste des zones à haut risques.

Les ports ukrainiens entravés par des exercices navals russes

Alors que la Russie a encore renforcé son dispositif militaire aux frontières de l'Ukraine au cours du week-end, des exercices navals russes prévus jusqu’au 19 février bloquent certaines parties de la mer Noire et de la mer d'Azov, zones d’exportation majeures pour les céréales, le minerai de fer ou encore les produits pétroliers. Le choc sur les volumes est déjà perceptible depuis l’amorce de la crise russo-occidentale.

La Rochelle : stabilité en trompe-l'œil

La mauvaise moisson de l'été 2020 s'est répercutée jusqu'au premier semestre 2021. Le trafic de céréales, constituant la locomotive de l'activité du Grand port maritime, est à l’avenant. Belle prestation en revanche pour d’autres trafics qui, en raison de la congestion portuaire et de la pénurie de conteneurs, sont revenus aux fiables navires conventionnels qui privilégient en principe les ports de proximité.

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