La demande inédite de nouveaux navires met sous tension la construction navale

Les grands acteurs de la construction navale mondiale n’ont plus de créneaux disponibles pour absorber des constructions supplémentaires pendant au moins deux ans. Le phénomène fait le lit de chantiers de taille moyenne dont certains viennent d’enregistrer leurs premiers porte-conteneurs. Paradoxalement, la demande est au plus haut alors que les coûts de construction flambent.

Conteneur : ces données qui annoncent le ralentissement

En dépit de la persistance du variant Omicron, l'économie mondiale avait bien démarré l’année avant que la situation ne se détériore en raison de l'invasion de l'Ukraine par la Russie fin février puis des confinements qui se sont propagés aux mégapoles portuaires. Si la conjoncture du premier trimestre n’en porte pas encore complètement les traces, les indicateurs du ralentissement étaient bien ancrés. Ils se sont radicalement confirmés depuis.

La Chine a soumis à l'OMI son plan de décarbonation du transport maritime

La Chine, soutenue par le Brésil, l'Afrique du Sud, l'Argentine et les Émirats arabes unis, a soumis à l'OMI le cadre juridique et financier qui permettrait de stimuler l'adoption d'alternatives aux énergies fossiles tout en réglant le différentiel de coûts avec les carburants d'origine fossile. Une avancée notable pour des pays qui ne sont pas connus pour leur activisme sur ces questions à l'OMI.

Les chantiers navals sud-coréens en mal de travailleurs étrangers

La Corée du Sud est contrainte de revoir les règles relatives à l’octroi de visas afin de permettre aux chantiers navals d’avoir recours à des travailleurs étrangers. Les constructeurs sud-coréens, dont les carnets de commande sont pleins, font face à une pénurie aiguë de main d’œuvre.

Les ports et l'activité manufacturière sanctionnés par les confinements en Chine

L’épidémie frappe désormais la plupart des grandes villes côtières alors que le plus grand port du pays et du monde, Shanghai, vit sous un confinement strict depuis un mois. L'économie chinoise décélère. Les ventes au détail ont chuté au premier trimestre. La production industrielle a ralenti. Les importations et les exportations marquent le pas. La banque centrale chinoise ouvre les parapluies pour soutenir son économie rudoyée par les assauts du Covid.

Chute inattendue des importations de la Chine

Le premier consommateur mondial de matières premières, de métaux, de minerais et d’énergies a limité tous ses achats en mars tandis que la croissance des exportations a ralenti, ce qui incite les analystes à prévoir une détérioration du commerce au deuxième trimestre. Dans des enquêtes réalisées auprès de l’industrie manufacturière, les entreprises chinoises signalent des annulations de commandes en raison des incertitudes économiques et géopolitiques.

Un rallye mondial pour trouver du charbon

Il avait été le grand gagnant fossile de l’année 2021, notamment grâce à la flambée des cours du gaz. Le charbon est devenu, depuis le bannissement de l’origine russe, une denrée extrêmement recherchée. Au Japon, en Corée du Sud mais aussi en Chine, c’est une véritable ruée sur les approvisionnements mondiaux. Les panamax et les capesize pourraient bien se régaler si la Chine et l’Inde, les deux plus grands importateurs mondiaux, ne poussent pas davantage leur production nationale. Une tendance déjà bien amorcée.

Le CMA CGM Symi offre une Première à Shanghai

Avant de débuter sa carrière sur un service transpacifique, le dernier-né de CMA CGM a offert au port de Shanghai sa première opération d’avitaillement en GNL. Le premier port à conteneurs mondial se hisse aux standards de Singapour et de Rotterdam pour l’offre en gaz naturel liquéfié.

Qui de la Chine ou de l’Inde pour acheter du pétrole russe ?

Les raffineurs chinois, qui dépendent des importations pour 70 à 100 % de leurs besoins, ne semblent pas pour l’instant pressés de s'emparer du pétrole russe en détresse quand bien même il se touche à des prix particulièrement attractifs. L’Inde en revanche semble plus réceptive. Le premier raffineur du pays vient d’acheter trois millions de barils de brut de l'Oural.

Céréales : la crise russo-ukrainienne engendre un repositionnement des flux

La nature a horreur du vide. Les flux du vrac sec, rompus aux tensions géopolitiques, sont d’ordinaire les plus plastiques. Ils le prouvent à nouveau. Des premiers mouvements s’observent. Les taux de fret des vraquiers ont brusquement changé de cap ces derniers jours.

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