CII : les armateurs démontrent l’absurdité du système de calcul

Alors que les deux normes EEXI et CII ont été introduites le 1er novembre dans la Convention Marpol en vue d’une application au 1er janvier 2023, les réactions s’enchaînent depuis que MSC a pris la parole pour épingler les défauts du système. Le navire le moins performant selon le règlement CII est un navire immobile au port, n'émettant pratiquement pas de CO2, fait observer le leader de la ligne régulière.

EEXI : quadrature du cercle ou nœud gordien ?

À 103 jours de l'entrée en vigueur des nouvelles exigences en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre du secteur maritime, les trois-quarts de la flotte mondiale ne seront pas conformes, a alerté VesselsValue. Pour beaucoup, seuls les futurs carburants auront un impact positif significatif sur les indices EEXI et CII. En attendant, les armateurs auraient plutôt tendance à prolonger la durée de vie des navires avec le risque d'allonger aussi l’utilisation des combustibles fossiles.

Les méthaniers, freins à la décarbonation mondiale ?

Selon la société de classification Lloyd’s Register, les deux premières générations de méthaniers, soit 400 unités sur les 610 que compte la flotte mondiale, répondront difficilement aux prochaines exigences de l’OMI. Dans le contexte actuel, où le GNL est la seule alternative immédiatement disponible pour remplacer le charbon dans la production d’électricité, leur non-conformité réglementaire risque de retarder la décarbonation.

Moins de 25 % des vraquiers et des pétroliers seraient conformes à l'EEXI

Selon le courtier britannique Simpson Spence Young, les premières mesures pour décarboner le transport maritime adoptées en juin par l’OMI à l’occasion du 76e Comité de la protection du milieu marin (MEPC 76 ) sont actuellement inopérantes par les trois-quarts de la flotte mondiale de vraquiers et de tankers

MEPC76 : trouver nécessairement un compromis sur l'intensité carbone des navires

À la veille de l’ouverture du 76e Comité de la protection du milieu marin qui se tient par visioconférence jusqu’au 17 juin, trois scénarios étaient encore ouverts : le compromis, la division ou le report de décision. Il s’agit sans doute l’une des sessions les plus décisives pour éprouver la capacité de l’OMI à mettre en œuvre les politiques qu’elle a adoptées.