Conteneur : à pic avec la Peak season 

Shanghai réactive progressivement ses fonctions économiques et sociales. Le fonctionnement au ralenti de la locomotive portuaire mondiale a coûté cher au commerce mondial. Les retards se sont accumulés, en particulier du côté des importations. Plus de 12 % des marchandises sont actuellement en attente sur des porte-conteneurs dans les zones portuaires du monde entier. Un peu plus de 10 % de la flotte mondiale de navires est mobilisé dans la congestion. Les coûts des stocks flambent. Le véritable impact sera ressenti en juillet et août lorsque la demande se heurtera à la ruée de la haute saison, craignent les économistes.

Quelques signes d'assouplissement à Shenzhen

Pour permettre à son port de reprendre quelques opérations vitales à l’économie de la mégapole de 17,5 millions d’habitants, les autorités locales ont levé quelques restrictions. Les usines ont été rouvertes et les transports publics rétablis dans quatre districts, dont Yantian. Mais ailleurs, l’épidémie fait rage.

Conteneur : le retour à la normale à nouveau hypothéqué par l'épidémie

En quelques jours, l’épidémie aura gagné du terrain. La Chine a enregistré en 24 heures plus de 5 000 cas nouveaux tandis que 30 millions de personnes étaient confinés le 15 mars à la mi-journée. Une vingtaine de provinces sont touchées et Shenzhen, Zhejiang, Shanghai, Jilin, Suzhou, Guangzhou et Pékin ont été successivement fermés. Certaines compagnies ont pris les devants pour préparer leurs clients à de nouvelles perturbations.

L'étau sanitaire se resserre sur Tianjin et met sous pression Shanghai et Xiamen

Les restrictions sanitaires se renforcent dans la ville portuaire de Tianjin, où la situation s'est rapidement dégradée. La vigilance redouble en raison de sa proximité avec Pékin, ville d’accueil des JO d’hiver. Le détournement de navires vers Shanghai et Xiamen s'accentue tandis que le terminal de Shekou à Shenzhen serre à son tour les accès. Dalian émet des alertes.

Le Congrès américain a adopté la proposition de loi réformant le transport maritime

Première étape franchie vers la réforme de la loi réglementant le transport maritime aux États-Unis, la première revoyure depuis 23 ans. Le congrès américain a adopté le projet de loi, qui doit désormais être soumis à l'examen du Sénat. En réponse à la crise de confiance qui oppose chargeurs et transporteurs.

Congestion portuaire : en voie vers l’assagissement ?

Seuls les mois à venir permettront de mesurer les effets prolongés sur l’économie mondiale de la grande désorganisation dans les chaînes d’approvisionnement qui a émaillé l’année 2021. La date de sortie du capharnaüm manque encore de repères mais plusieurs indicateurs plaident néanmoins en faveur d’une atténuation des problèmes.

Les deux-tiers des porte-conteneurs concernés par un retard

La congestion portuaire mondiale continue d’opérer, en ricochet, sur les programmes des porte-conteneurs. Selon les données de Sea-Intelligence portant sur le mois de septembre, la fiabilité des horaires reste à son point bas. Deux navires sur trois étaient en retard sur leur programme. Un délai de plus de sept jours.

Tensions sur les chaînes logistiques mondiales : et après ?

La crise sanitaire a mis en évidence les dépendances et interdépendances d’une chaîne de production concentrée à certains endroits du globe qui se facturent aujourd’hui en vulnérabilités. Quelle empreinte les dysfonctionnements laisseront-ils demain ? Des enjeux forts sur la remise à plat de la supply chain, répondent certains des intervenants à l’occasion d’un débat organisé le 26 octobre par nos confrères de L’Opinion. Avec Christine Cabau-Woehrel (groupe CMA CGM), Franck Mathais (JouéClub) et Thomas Grjebine (CEPII).

L'enseigne John Lewis va affréter des navires

La chaîne de grands magasins de luxe britannique annonce à son tour qu’elle va assurer elle-même son transport maritime pour pallier le défaut de l’offre. Le détaillant veut assurer l'approvisionnement de ses boutiques dans la perspective des f...

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