L'inexorable montée en gamme de la chine dans la construction navale

Sur les dix premiers mois de l’année, les chantiers navals chinois ressortent en leader mondial tant en termes de construction que de carnet de commandes en cours et prises de nouvelles commandes. Mais l’information est ailleurs : le géant asiatique contrôle dix des dix-huit types de navires construits et s’affirme toujours davantage dans la construction de méthaniers.

Décès de Giuseppe Bono, PDG de Fincantieri pendant 20 ans

Giuseppe Bono, figure de l’industrie italienne, emblématique patron du constructeur italien de navires, est décédé à l'âge de 78 ans. Il avait quitté le groupe de Trieste en mai dernier alors que le gouvernement a décidé de ne pas renouveler son mandat, invoquant son âge. Á son actif notamment, deux succès et un échec.

GTT signe avec un cinquième chantier naval chinois

À peine un mois après avoir signé un accord de licence avec le premier chantier naval privé en Chine, la société française, dont les systèmes permettent de transporter et de stocker du gaz liquéfié, contracte avec China Merchants Heavy Industries-Jiangsu. Cinq chantiers navals chinois sont désormais autorisés à utiliser la technique française, dite à membranes, développée par GTT.

L’explosion de la demande de gaz fait le jeu des chantiers navals chinois 

Alors que les chantiers navals sud-coréens font face à des problèmes de capacité de production, le niveau élevé des commandes de méthaniers permet à la Chine de prendre des parts de marché sur un segment où elle était encore absente il y a une quinzaine d’années. Le géant asiatique, qui a l’avantage dans les porte-conteneurs et les vraquiers, était largement distancé par la Corée du Sud dans la construction de ces navires à la technologie complexe.

Qu'en est-il des 16 nouvelles commandes de CMA CGM ?

La commande des six premiers porte-conteneurs a retenu particulièrement l’attention car elle constitue une diversification du portefeuille de l’armateur, militant de la première heure du GNL. Elle a occulté celle des quatre nouvelles unités de plus de 23 000 EVP au GNL alors que le troisième armateur en a déjà neuf en service. CMA CGM sera ainsi en mesure d'assurer la totalité de son service Asie-Europe FAL1 avec une flotte homogène de grands navires au GNL.

DNV : les commandes de navires au GNL volent de record en record

Selon les dernières données de la société de classification DNV, le GNL est de plus en plus privilégié dans les nouvelles commandes de navires. En mai, le gaz naturel liquéfié s’est imposé dans une trentaine de nouveaux contrats alors qu’une cinquantaine avait déjà été engrangée en avril. Le mois dernier, la demande a été exclusivement portée par des porte-conteneurs et les transporteurs de voitures.

La demande inédite de nouveaux navires met sous tension la construction navale

Les grands acteurs de la construction navale mondiale n’ont plus de créneaux disponibles pour absorber des constructions supplémentaires pendant au moins deux ans. Le phénomène fait le lit de chantiers de taille moyenne dont certains viennent d’enregistrer leurs premiers porte-conteneurs. Paradoxalement, la demande est au plus haut alors que les coûts de construction flambent.

Fin de la ruée des commandes de vraquiers au GNL ?

Selon Maritime Strategies International, l’engouement pour des capesize au GNL, dont les commandes se sont envolées l’an dernier, pourrait déjà avoir atteint son apogée. L’évolution rapide des concepts autour de l’ammoniac et le méthanol ne plaide pas en faveur du gaz naturel liquéfié.

Les chantiers navals sud-coréens en mal de travailleurs étrangers

La Corée du Sud est contrainte de revoir les règles relatives à l’octroi de visas afin de permettre aux chantiers navals d’avoir recours à des travailleurs étrangers. Les constructeurs sud-coréens, dont les carnets de commande sont pleins, font face à une pénurie aiguë de main d’œuvre.

La frénésie d'achats de navires est historique

À supposer qu’une partie de l’offre finisse en ferraille, dans la mesure où près de 30 % de la flotte ne sera pas conforme aux prochaines échéances réglementaires, il semble peu probable que toute la capacité livrée et libérée de la congestion puisse être absorbée sans nuire à l'équilibre entre l'offre et la demande dans les années à venir, pointe le BIMCO, l'une des plus grandes associations maritimes internationales représentant les armateurs.

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