Uwe Lauber, PDG de MAN Energy Solutions : « Il faudra à un moment donné discuter d'une interdiction des combustibles fossiles »

Le motoriste européen qui équipe près d'un navire sur deux, apporte sa pierre à l’édifice de la littérature traitant de la décarbonation du transport maritime. L’étude qu’il vient de réaliser en partenariat avec l'Institut Fraunhofer de recherche sur les systèmes et l'innovation (ISI) présente quatre scénarios d’anticipation, chacun contenant une issue et des enseignements très différents.

Le GNL, carburant d’une transition énergétique de long terme

Bio-GNL et méthanation à partir d’hydrogène décarboné et de CO2 capturé étaient au menu de la convention annuelle de l’Association française du gaz le 23 mars, qui avait pour thème inévitable « la contribution du GNL au climat ». Ces technologies peuvent faire du GNL un carburant totalement propre, ce qu’il n’est que partiellement aujourd’hui.

Décarbonation : quel coût pour le consommateur et les intermédiaires ?

« Dans un conteneur avec des baskets du Vietnam, le coût de la décarbonation pour le consommateur se traduirait par environ six cents par paire de baskets », a assuré S ø ren Skou, le PDG d'A.P. M ø ller-Maersk, dans un entretien à la BBC. La question se pose alors que la décarbonation du transport maritime, particulièrement complexe, nécessiterait un investissement de 1,65 trillion de dollars d’ici 2050.

APM Terminals Elizabeth se convertit à l'énergie verte

Le terminal à conteneurs d'APM Terminals à Port Elizabeth dans le New Jersey va réduire ses émissions de carbone de 45 % en 2021. L’opérateur portuaire, filiale de Maersk, a conclu un accord avec un fournisseur d’énergies renouvelables. L...

L'OMI remet à plus tard la décision sur la création d'un fonds de 5 Md$

Huit grandes associations internationales avaient profité de la séquence ouverte à l’OMI sur la décarbonation du transport maritime pour réactiver leur proposition de création d’un fonds de R&D en vue d’accélérer le développement de technologies et carburants alternatifs. Les États-membres n’ont pas complètement fermé la porte mais de nombreuses questions se posent.

Les émissions carbone baissent mais pas dans tous les secteurs

Dans un rapport paru le 18 novembre, Climate Transparency observe une première baisse des émissions carbone du G20 dans le secteur de l’énergie en 2019. Mais d’autres secteurs, à l’instar des transports, voient leurs émissions encore augmenter. En août, l’OMI avait rendu publique une quatrième étude sur les émissions des gaz à effet de serre du transport maritime et sa réalité entre 2012 et 2018.

ICS : La décarbonation du transport maritime représente « un iceberg financier » 

Dans un rapport intitulé « Catalysing the fourth propulsion revolution », l’International chamber of shipping (ICS) prévient que, sans un investissement massif en R&D, il ne sera pas possible d’atteindre les objectifs de réduction des gaz à effet de serre fixés par l'Organisation maritime internationale. Plus original, son analyse étudie, pour trois carburants de substitution, la production qui serait nécessaire pour satisfaire le seul secteur du transport maritime. En publiant ce rapport, l’ICS est aussi dans le calcul politique.

Les majors pétrolières abattent leur carte verte

Alors que se profile un rendez-vous clef à l'Organisation maritime internationale sur sur le plan d’actions pour tendre vers un horizon neutre en carbone, les trois majors européennes Shell, Total et BP se pressent sur l'autel médiatique pour poser des jalons sur ce qu’elles considèrent comme les carburants de la prochaine génération.

Ces quelques sujets environnementaux qui appellent la vigilance des armateurs

Focalisées sur les premières réglementations destinées à soutenir les objectifs de réduction des gaz à effet de serre de l'OMI, les compagnies de transport maritime pourraient passer à côté d’autres obstacles réglementaires à échéance plus proche. Dans une nouvelle publication, DNV GL pointe les « endroits » où le transport maritime peut s'attendre à être touché par de nouvelles exigences. Des normes locales plus strictes et une complexité accrue, promet la société de classification.

Volet maritime du plan de relance : 650 M€ annoncés

Au-delà des mesures applicables à l’ensemble des entreprises, comme la baisse des impôts de production à hauteur de 10 Md€ par an, deux volets du plan de relance sont présentées comme exclusivement maritimes et pilotés par le ministère de la Mer. Transformation durable des ports et modèle de pêche et d’aquaculture durable au programme.

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