Le Parlement européen vote en faveur de paramètres critères clés pour la décarbonation du transport maritime

La commission Environnement du Parlement européen, réunie en sessions depuis lundi pour examiner quelques textes clés de la future politique climatique de l’UE, a voté à une large majorité en faveur de deux des principales mesures défendues par les armateurs européens. À savoir le partage de responsabilités entre le propriétaire et l’affréteur et l'allocation des revenus générés par les ventes de quotas pour financer la décarbonation du secteur.

La Chine a soumis à l'OMI son plan de décarbonation du transport maritime

La Chine, soutenue par le Brésil, l'Afrique du Sud, l'Argentine et les Émirats arabes unis, a soumis à l'OMI le cadre juridique et financier qui permettrait de stimuler l'adoption d'alternatives aux énergies fossiles tout en réglant le différentiel de coûts avec les carburants d'origine fossile. Une avancée notable pour des pays qui ne sont pas connus pour leur activisme sur ces questions à l'OMI.

Maersk assure son approvisionnement en méthanol

Pour sa future flotte au méthanol, l’approvisionnement reste le principal défi. L'armateur danois s'est associé à six sociétés, fournisseurs d’énergies, pour sécuriser au moins 730 000 t de méthanol par an. Bien plus qu’il n’en faut pour ses douze futurs porte-conteneurs de 16 000 EVP. En cours de construction chez le constructeur sud-coréen HHI, ils doivent être livrés en 2024 et 2025.

European Energy va produire le e-méthanol pour Maersk

Siemens Energy a été retenu par le groupe danois European Energy pour fournir un électrolyseur de 50 MW qui sera connecté à une unité de production d'e-méthanol au Danemark. Le carburant est notamment destiné au premier porte-conteneurs au méthanol de Maersk.

Transport & Environment : « D'ici à 2030, un quart du trafic maritime européen sera assuré par des navires au GNL »

L'ONG n'en est pas à son premier argument. La politique climatique européenne à peine présentée – et notamment la directive sur les carburants FuelUE maritime –, elle avait déjà vertement critiqué le fait que le GNL soit considéré comme un carburant maritime vert de transition. Dans une nouvelle étude, elle revient à la charge, estimant qu’en l’état, la copie européenne fixe les combustibles fossiles au lieu de dérouler le tapis vert aux carburants durables.

Treize engagements de 41 États, 22 armateurs, 18 grands ports et combien de promesses ?

Présenté comme une première mondiale, le sommet international consacré à la protection des océans, s'est clôturé à Brest le 11 février après trois jours de tables rondes entre experts, scientifiques, dirigeants, organismes et ONG et un temps fort politique présidé par Emmanuel Macron en présence d’une quinzaine de chefs d’États et de gouvernement. Une déferlante de déclarations d’intention, c’est la grande promesse du One Ocean Summit.

Les méthaniers, freins à la décarbonation mondiale ?

Selon la société de classification Lloyd’s Register, les deux premières générations de méthaniers, soit 400 unités sur les 610 que compte la flotte mondiale, répondront difficilement aux prochaines exigences de l’OMI. Dans le contexte actuel, où le GNL est la seule alternative immédiatement disponible pour remplacer le charbon dans la production d’électricité, leur non-conformité réglementaire risque de retarder la décarbonation.

Le Parlement européen veut décarboner le transport maritime plus tôt que prévu

L’eurodéputé, chargé de conduire les travaux au Parlement européen sur le système communautaire d'échange de quotas d'émission, a présenté son rapport de révision, qui ne contient pas moins de 101 amendements, dont certains concernent le transport maritime. S’ils sont acceptés, ils mettront la pression sur les exploitants de navires dans la mesure où ils anticipent d’un an les échéances. Réactions des armateurs et des ports européens.

Maersk resserre ses objectifs climatiques

Sa rétrogradation dans le classement mondial des armateurs de porte-conteneurs est encore sous les feux de l'actualité mais Maersk fait diversion. Le groupe danois annonce une revoyure de sa stratégie de décarbonation, avançant de dix ans ses objectifs climatiques, pour être neutre d'ici 2040. Ce qui signifie d’aller au-delà de sa seule flotte.

MEPC 77 : acte manqué et occasion ratée selon le secteur privé

La 77e session du Comité de protection du milieu marin, qui s’est clôturée le 28 novembre, n’a débouché sur rien de probant, selon les organisations maritimes. Elles souhaitaient obtenir une révision des objectifs de décarbonation négociés en 2018 et poser les termes du débat sur la création d’un fonds de R&D de 5 Md$ et d’une taxe carbone. L’OMI n’a pas dérogé de son ordre de jour et reporté ces sujets aux prochains MEPC, en 2022 et/ou 2023...

Pages