Relève d'équipage : création d'un réseau d'hôtels de la quarantaine

Face à l’émergence du variant Omicron et pour ne pas répéter le schéma de l’année 2020, au cours de laquelle 400 000 marins ont été entravés dans leur mobilité, les principales organisations maritimes sont à l’initiative d’un réseau d’hôtels dits « de confiance ».

Gard : « il y a de plus en plus de navires placés en isolement »

L’assureur maritime est inquiet de l’émergence des nouveaux variants, notamment indiens, du coronavirus, alerte à son tour sur les enjeux de la vaccination et observe une montée en puissance des cas de maladies mentales. Une « tendance tragique et inquiétante que nous aimerions mieux comprendre », indique le Gard.

L'impérieuse nécessité de la vaccination des marins

La France rejoint la liste des pays, encore rares, à considérer les marins comme des publics prioritaires à la vaccination. Après la relève, la vaccination apparait comme un nouveau défi opérationnel alors que la flambée des contaminations en Inde, grand pays pourvoyeur de marins, fait cette fois peser une menace de pénurie d’équipages.

Relève d'équipage : la nouvelle problématique du vaccin

La crise de la relève d’équipage n’est toujours pas réglée, 200 000 marins étant encore bloqués en mer en mars. Ils étaient toutefois 400 000 en septembre dernier. Les passeports vaccinaux envisagés par certains États comme condition préalable à l'entrée dans leurs ports tandis que d’autres exigent un vaccin ne figurant pas sur la liste de l’OMS dressent de nouveaux obstacles.​

Intercargo : « les affréteurs qui empêchent le changement d'équipage doivent être tenus responsables »

La mobilité des marins reste un problème et la crise de la relève d’équipage s’est exacerbée tout au long de ces mois « covid » dans une sorte d’indifférence du monde terrestre et d’aveuglement des États quant aux conséquences sociales et économiques. L’association des opérateurs de vrac sec Intercargo alerte alors que certains affréteurs auraient empêché des changements d'équipage bien que l'armateur ait accepté d'assumer les coûts.

Relève d’équipage : Une crise sans réponse politique

À l’occasion de la journée mondiale de la mer le 24 septembre, le JMM publie son 21 e article sur le sujet. Malgré une campagne menée par toutes les instances représentatives du transport maritime, les gens de mer, qui ont nourri les hommes quand ils étaient assignés à la maison, restent toujours bloqués en mer. Contraints dans leur embarquement et débarquement. Une crise en mer sans précédent.

L'ICS prend fait et cause pour les marins

Inquiète des alertes qui lui remontent, la Chambre internationale de la marine marchande rappelle les obligations des États envers les marins concernant les soins auxquels ils ont droit et leur accès aux ports. Elle a formalisé ses préconisations dans un guide adressé aux armements.

Relève d'équipage : Le maritime et l'aérien font cause commune

L’ICS, la Chambre internationale de la marine marchande, et l'IATA, l’Association internationale du transport aérien, font pression sur les gouvernements pour qu’ils facilitent les vols… des marins. Les mesures de lutte contre la propagation, qui limitent les liaisons aériennes et cloisonnent les ports, sont devenues de véritables entraves pour les gens de mer, dans l’impossibilité d’embarquer ou de débarquer des navires. Convergence vers des ports et/ou des aéroports érigés en hubs pour marins.

Covid-19 : Des décrets publiés, des recommandations émises

Dans le cadre de la lutte contre le virus, les dispositions relatives au transport maritime ont été précisées dans plusieurs décrets en France. Le dialogue entre les représentants professionnels et sociaux et les pouvoirs publics se poursuit. Au niveau international, le régulateur du transport maritime a publié une série de recommandations à l’intention des États membres pour que les gens de mer et personnels portuaires obtiennent un statut particulier.