John Fredriksen augmente à nouveau sa participation dans Euronav

Quinze jours à peine après sa dernière prise, John Fredriksen, déterminé à prendre le contrôle absolu d’Euronav dont il n’est pas encore le principal actionnaire, acquiert une nouvelle participation de 3,82 % à l’occasion d'une transaction hors bourse d'un montant d'environ 100 M$. L’opération, réalisée via Frontline contrôlée par l’homme d’affaires norvégien, porte sa part dans le capital d’Euronav à 18,77 %, se rapprochant ainsi des 19,6 % accumulés ces derniers mois par les Saverys.

Euronav : échec de la famille Saverys pour empêcher la fusion avec Frontline

La famille Saverys, qui contrôle la Compagnie maritime belge (CMB), a échoué lors de l’assemblée générale annuelle d’Euronav le 19 mai à imposer ses trois candidats au sein du conseil de surveillance. En se rangeant derrière les profils présentés par la direction générale, les actionnaires ont manifesté leur soutien au projet de fusion entre les deux géants du transport de pétrole, Euronav et Frontline, dont le magnat John Fredriksen est actionnaire.

Euronav : course contre la montre pour monter au capital

17,48 versus 12,01 %. Les deux principaux actionnaires viennent encore de monter leur participation respective. L’homme d’affaires norvégien John Fredriksen et l’armateur anversois Alexander Saverys poursuivent à marche avancée leur confrontation pour gagner toujours plus de parts du capital d’Euronav à deux semaines d’une assemblée générale décisive. Les actionnaires doivent se prononcer sur le projet de fusion avec Fontline qui donnera naissance à un leader mondial dans le transport de pétroliers.

Alexander Saverys : « Nous détestons de voir ce que nous avons construit aller dans la mauvaise direction »

Dans un entretien au Financial Times, Alexander Saverys, de la famille qui contrôle la Compagnie maritime belge, maison-mère de plusieurs sociétés dans le transport maritime, annonce ses plans pour déjouer la fusion entre Euronav et Frontline, deux des plus grandes sociétés dans le transport de pétrole. La famille est un des actionnaires d’Euronav. Le prochain conseil d’administration promet d’être animé.

En fusionnant, Euronav et Frontline créent un titan dans le transport de pétrole

Deux des plus grandes sociétés de transport maritime de brut, la norvégienne Frontline et la belge Euronav, annoncent une fusion à grande échelle. Une suite logique après la prise de participation de l’homme d’affaires John Fredriksen, actionnaire principal de Frontline, dans le capital d’Euronav. L’ensemble consolide une flotte de 146 navires. Dans un marché complètement déprimé avec des opérateurs en hémorragie de liquidités.

Euronav en perte de 340 M$ en 2021

L’un des plus importants exploitants de très grands transporteurs de brut est passé en un an d’un résultat net positif de 473 M$ à une perte sèche de 339 M$. De trimestre en trimestre, l’armateur belge n’a fait que reporter la reprise des taux de fret tout en manifestant une confiance absolue dans son marché.

John Fredriksen acquiert 9,8 % du capital d'Euronav

Les difficultés du transport de produits pétroliers ne sont pas de nature à dissuader l’homme d’affaires John Fredriksen d’investir à nouveau dans une valeur du secteur. Le norvégien, qui détient des intérêts dans plusieurs segments du transport maritime, possède déjà 40 % de Frontline et avait tenté sans succès d’acquérir DHT. L’armateur belge de tankers n’échappe pas à la sanction du marché mais a mis à profit son temps de crise pour entreprendre le grand ménage dans sa flotte.

Euronav réalise une plus-value de près de 10 M$ avec un vieux pétrolier

La vente n’est pas passée inaperçue. Réaliser une plus-value sur un suezmax de 2002 dans un contexte de cycle baissier, plus propice à la mise au rebut des navires, relève de la performance. En la justifiant, l’armateur belge explique aussi pourquoi la dépression actuelle du marché pétrolier n'est pas comme les autres.

Hugo de Stoop, PDG Euronav : « Les conditions du marché sont extrêmement difficiles »

L’armateur belge de tankers a conclu un accord pour acquérir deux suezmax, actuellement en cours de construction, dont la propulsion est configurée pour le GNL et pourrait l’être à l'ammoniac. La société a vécu un 4e trimestre éprouvant dans un marché difficile. ​Les conditions actuelles du marché sont parmi les plus rudes que les opérateurs de pétroliers aient connues dans l’histoire récente , indique son dirigeant Hugo de Stoop.

Euronav obtient un prêt vert aux conditions (exigeantes) de Poséidon

Le propriétaire belge de tankers a pour la première fois financé neuf pétroliers selon les principes de Poséidon . Cette initiative, lancée en août 2019 par 11 banques et conçue avec les acteurs du shipping, vise à flécher en priorité les prêts vers les dossiers des compagnies maritimes les plus vertueuses ou en conformité avec les objectifs climatiques adoptés par l'OMI.

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