John Fredriksen acquiert 9,8 % du capital d'Euronav

Les difficultés du transport de produits pétroliers ne sont pas de nature à dissuader l’homme d’affaires John Fredriksen d’investir à nouveau dans une valeur du secteur. Le norvégien, qui détient des intérêts dans plusieurs segments du transport maritime, possède déjà 40 % de Frontline et avait tenté sans succès d’acquérir DHT. L’armateur belge de tankers n’échappe pas à la sanction du marché mais a mis à profit son temps de crise pour entreprendre le grand ménage dans sa flotte.

Euronav réalise une plus-value de près de 10 M$ avec un vieux pétrolier

La vente n’est pas passée inaperçue. Réaliser une plus-value sur un suezmax de 2002 dans un contexte de cycle baissier, plus propice à la mise au rebut des navires, relève de la performance. En la justifiant, l’armateur belge explique aussi pourquoi la dépression actuelle du marché pétrolier n'est pas comme les autres.

Hugo de Stoop, PDG Euronav : « Les conditions du marché sont extrêmement difficiles »

L’armateur belge de tankers a conclu un accord pour acquérir deux suezmax, actuellement en cours de construction, dont la propulsion est configurée pour le GNL et pourrait l’être à l'ammoniac. La société a vécu un 4e trimestre éprouvant dans un marché difficile. ​Les conditions actuelles du marché sont parmi les plus rudes que les opérateurs de pétroliers aient connues dans l’histoire récente , indique son dirigeant Hugo de Stoop.

Euronav obtient un prêt vert aux conditions (exigeantes) de Poséidon

Le propriétaire belge de tankers a pour la première fois financé neuf pétroliers selon les principes de Poséidon . Cette initiative, lancée en août 2019 par 11 banques et conçue avec les acteurs du shipping, vise à flécher en priorité les prêts vers les dossiers des compagnies maritimes les plus vertueuses ou en conformité avec les objectifs climatiques adoptés par l'OMI.

Les armateurs de tankers font indécemment fortune

La surabondance de pétrole, qui a provoqué une ruée vers les options de stockage sur terre et en mer, ne messied pas aux armateurs de tankers. Les grands noms du secteur, cotés en bourse, ont défilé ces derniers jours pour annoncer des bénéfices colossaux. Les armateurs de tankers sont au zénith quand les compagnies pétrolières sont au nadir.​

La flotte de commerce française s’étoffe un peu au premier semestre 2019

Durant les six premiers mois de l’année, onze navires supplémentaires ont rejoint le pavillon national et quatre ont déserté. Cette croissance est une première en 2019, le bataillon tricolore ayant perdu 20 % de ses effectifs en une décennie.​