Shenzhen à nouveau confiné

Alors que la guerre en Ukraine met à nouveau les chaînes d'approvisionnement mondiales à l'épreuve, la ville qui loge le quatrième port le plus fréquenté au monde est soumise à un confinement généralisé. Les autorités portuaires se veulent rassurantes mais les restrictions de mobilité des personnels ont été réactivées tandis que les accès aux terminaux sont strictement encadrés avec le retour des quotas imposés aux camions.

Maersk assure son approvisionnement en méthanol

Pour sa future flotte au méthanol, l’approvisionnement reste le principal défi. L'armateur danois s'est associé à six sociétés, fournisseurs d’énergies, pour sécuriser au moins 730 000 t de méthanol par an. Bien plus qu’il n’en faut pour ses douze futurs porte-conteneurs de 16 000 EVP. En cours de construction chez le constructeur sud-coréen HHI, ils doivent être livrés en 2024 et 2025.

Conteneur : vers un chaos prolongé jusqu'en 2023

Alors que la nuée de navires au large des ports les plus fréquentés s’écluse, la congestion portuaire présente peu de signes d’amélioration tandis que les transit time des porte-conteneurs ont même tendance à s’étirer. Quant à la date d’un retour à la normale, maintes fois repoussée depuis 2020, plus personne ne balaie désormais d’un revers de main l’hypothèse 2023. État des lieux au 14 février sur la base de quelques indicateurs

Les ports espagnols en demi-teinte en 2021

Le trafic consolidé des ports espagnols, bien qu'en territoire positif, masque des performances individuelles très inégales. Et parmi les leaders méditerranéens, seul Valence a creusé l’écart par rapport à 2019. Les conteneurs ont tiré leur épingle du jeu en 2021 avec 17,7 MEVP mais le transbordement est grippé.

Le transit par le canal de Panama aurait permis d'éviter 16 Mt d'émissions de CO2 en 2021

L'une des voies royales de la navigation pour le transit de marchandises, qui a prospéré à la faveur de la mondialisation des échanges, se soucie visiblement des émissions de CO2 de ses clients. Le canal de Panama dispose désormais d’un outil qui permet à ses clients d’avoir une visibilité sur les émissions de CO2 qu'ils génèrent – ou plutôt évitent – en passant par cet incontestable raccourci entre l'Asie et l'Amérique du Nord.

Deux transitaires se lancent dans la ligne régulière

Le britannique Uniserve et l'italien RifLine viennent de créer chacun une compagnie de transport maritime – Ellerman City Liners et Kalypso Compagnia di Navigazione – pour opérer leur propre ligne, l’une entre Tilbury et Taicang, Ningbo et Dachan Bay, l’autre pour relier Salerne et Civitavecchia à deux ports chinois.

Conteneurs : le transport régional lésé

La capacité s’est restreinte sur les routes maritimes secondaires et​ selon les indicateurs, près de 45 % de la capacité conteneurisée mondiale est actuellement absorbée par deux uniques lignes. Certains trafics ont été sanctionnés à l’instar de l’intra régional, que ce soit en Europe, en Asie et en Afrique.

Le port de Nantes Saint-Nazaire en quête d'un nouveau modèle économique

Le port de la Loire-Atlantique a perdu un tiers de ses volumes en 2021. Sa dépendance aux trafics énergétiques a eu des conséquences considérables sur ses tonnages. Tout en anticipant un retour à la normale dès cette année, il se donne cinq à dix ans pour opérer la mutation de ses trafics.

Après quelques années noires, Bordeaux sort de la nasse en 2021

Avec une hausse des trafics de 10,3 % en 2021, le port de Bordeaux met un terme à une série d’années en berne. Un sursaut d’autant plus intéressant que les flux sont tirés par des filières qui ne sont pas ses socles habituels. Le conteneur continue en revanche de décevoir. « On sort de l’ornière », a annoncé Philippe Dorthe, le président du Grand port maritime de Bordeaux (GPMB) à l’occasion d’une conférence de presse le 25 janvier. Marqué par une baisse...

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