L'avitaillement des navires se tend dans les grands centres de soutage

Alors que les scénarios affluent sur les options dont disposerait l'UE pour compenser le manque à gagner si l’ultime sanction venait s’abattre sur le pétrole russe, la disponibilité des combustibles de soute accuse plusieurs jours de délais dans tous les grands hubs d’avitaillement des navires. L’Europe doit-elle se préparer à un choc d’approvisionnement majeur ? Les experts semblent le penser. Mais la situation pourrait aussi faire le lit des terminaux d'importation de brut comme Gdansk et Rostock.

Les prix des soutes dépassent les 900 $ à Singapour et à Fujairah

Les prix des carburants maritimes dans deux des plus grands centres de soutage, ont dépassé la barre des 900 $ la tonne pour la première fois. À Fujairah, troisième plus grand port d'avitaillement mondial, ils ont atteint les 918 $ tandis qu'ils s’établissaient à 904,50 $ à Singapour, premier hub mondial de soutage de navires. Les BAF annoncés pour le deuxième trimestre sont en forte hausse.

Le prix des carburants maritimes sur le point de pulvériser les jauges historiques

Ce n’est une bonne nouvelle ni pour les exploitants de navires ni pour les clients du conteneur, secteur où la surcharge carburant se répercute. Selon la dernière évaluation de Ship & Bunker, le prix moyen du VLSFO dans les 20 principaux ports de soutage atteint désormais les 731,50 $ la tonne. En cause, le prix du gaz et le changement de combustible pour les méthaniers.

Le nombre de navires équipés de scrubbers a doublé en un an

Alors que les dispositifs d’épuration des gaz d’échappement avaient perdu de leur crédit en 2020 du fait d’un faible écart de prix entre les carburants conformes, ils ont retrouvé de l’intérêt à la faveur d’un pétrole qui se remet (un peu) d’aplomb.

IMO 2020
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Le couple HFO-scrubbers a la cote

Pas aventuriers, les propriétaires de flotte ? Ni le GNL ni le carburant à 0,5 % ne sont parvenus à cette heure à les convaincre vraiment. Pour se conformer à la future réglementation traquant le soufre dans les carburants, ils ont opté pour ce qu’ils connaissent déjà. En espérant que leurs spéculations s’avèrent les bonnes.

Shipping Day des armateurs
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Le plafond mondial qui leur tombe sur la tête…

Alors que le prochain Comité technique pour la protection de l'environnement de l'OMI doit se réunir en mai à Londres pour négocier la stratégie à mettre en œuvre pour que le transport maritime respecte l'agenda environnemental, les armateurs, réunis le 9 avril à l’initiative d’Armateurs de France, n'avaient que la limitation de vitesse à la bouche. Étrangement, ces derniers temps, la solution qui ne leur coûte rien ou si peu, rencontre un grand écho. Avec le soutien et l'engagement de parlementaires...

Hapag-Lloyd ou comment garder le droit de « jouer »

Dans un document de 94 pages, le n°5 mondial du transport maritime mondial de conteneurs présente les points clés de sa nouvelle stratégie 2023. On y lit des choses intéressantes, outre un véritable changement d'approche dans la façon d'appréhender le marché et ... le client, hissé au coeur des préoccupations. Ce n'était donc plus le cas...

Surtaxes
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Refuser, accepter ou contester, l'équation difficile

Après Maersk, CMA CGM. Les deux armements ont annoncé coup sur coup qu'ils appliqueraient une surcharge pour compenser les frais liés à la mise en oeuvre de la convention Marpol, imposant de revoir la teneur en soufre des carburants marins. Le sentiment que tout est prétexte aux frais additionnels risque de réarmer les chargeurs et organisateurs de transports dans leur contestation d'un mécanisme qu'ils n'ont jamais compris.

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