Les émissions carbone baissent mais pas dans tous les secteurs

Dans un rapport paru le 18 novembre, Climate Transparency observe une première baisse des émissions carbone du G20 dans le secteur de l’énergie en 2019. Mais d’autres secteurs, à l’instar des transports, voient leurs émissions encore augmenter. En août, l’OMI avait rendu publique une quatrième étude sur les émissions des gaz à effet de serre du transport maritime et sa réalité entre 2012 et 2018.

MEPC 75 : avantage aux moins-disant sur les émissions de gaz à effet de serre

Comme prévu , les États membres du Comité de protection du milieu marin (MEPC), qui se réunit jusqu'au 20 novembre par visoconférence, ont approuvé le projet de proposition que leur a soumis le groupe intertechnique sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre du transport maritime. Une version que les partisans d’une ligne dure jugent édulcorée. La convention Marpol s’enrichit de deux amendements. Il reste à gérer l’UE et les États-Unis qui entendent introduire leur propre réglementation carbone.

OMI : les débats sur l'avenir décarboné toujours douloureux

La session intertechnique de l’OMI sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre du transport maritime, qui s’est clôturée vendredi 23 octobre, devait parvenir à un projet de texte comptant les mesures techniques et opérationnelles à mettre en oeuvre pour garantir une réduction de 40 % de l'intensité de carbone d'ici 2030, par rapport à 2008. Ce texte doit être officiellement approuvé par le Comité de la protection du milieu marin (MEPC) en novembre. Les débats n’ont pas dérogé à la règle : ils ont été animés.

Trafigura propose une taxe carbone à 300 $

Dans une proposition adressée à l'OMI en prévision d’une prochaine réunion du comité environnemental en novembre, le géant du commerce de matières premières propose d'introduire une taxe sur le CO2 comprise entre 250 et 300 $ par tonne. Seul moyen, affirme-t-il, pour combler l'écart de compétitivité entre les carburants à forte intensité de carbone et les alternatives décarbonées.

Ces quelques sujets environnementaux qui appellent la vigilance des armateurs

Focalisées sur les premières réglementations destinées à soutenir les objectifs de réduction des gaz à effet de serre de l'OMI, les compagnies de transport maritime pourraient passer à côté d’autres obstacles réglementaires à échéance plus proche. Dans une nouvelle publication, DNV GL pointe les « endroits » où le transport maritime peut s'attendre à être touché par de nouvelles exigences. Des normes locales plus strictes et une complexité accrue, promet la société de classification.

La taxation du carbone, sur le devant de la scène internationale

Complexe, technique, à l'efficacité non avérée, la taxation carbone a toutes les faveurs des pouvoirs publics. Nés avec le Protocole de Kyoto, les instruments de marché pour sanctionner ou inciter à se convertir à des sources d’énergies moins polluantes, selon que le régulateur fixe un prix pour le CO2 ou des quantités d'emissions, ont fait l’objet de nombreux rapports, dont certains passant au crible les effets dans le transport maritime.

OMI-Pollution
 : 
Limitation de la vitesse ou de la puissance des moteurs : Un faux débat ?

Limitation de vitesse ou de la puissance des moteurs. Rhétorique d’ingénieurs ? Éléments de langage ? Question de posture ? Dans la perspective d’une 6e session technique qui s’annonce à l’OMI en novembre au cours de laquelle seront débattues les mesures de court terme à mettre en œuvre pour limiter les émissions de gaz à effet de serre (GES) générés par les navires, plusieurs approches se distinguent. Et elles ont fait bien l’objet de soumissions.

Transition énergétique
 : 
Rotterdam et Anvers s'associent...pour réduire leur empreinte carbone

Montrés du doigt pour être responsables d'une forte proportion des émissions de gaz à effet de serre, les ports du Benelux entendent réduire drastiquement leur empreinte carbone. Après son lancement en 2017, un projet pharaonique, qui vise à stocker des millions de tonnes de CO2 en mer du Nord initié par le port de Rotterdam, prend tournure. Un investissement de 400 à 500 M€.

Environnement
 : 
Maersk donne l’exemple en matière d’émissions carbone

Le leader mondial du transport maritime de conteneurs ne se contente pas de donner l'exemple en s'engageant dès à présent à ce que des navires zéro carbone soient techniquement efficients d'ici à 2030. Il enjoint toute la filière à « s'unir » pour développer « le nouveau type de navires » qui navigueront en 2050.