2022 fut une année sans activité pour les chantiers de démantèlement

L’inde, le Bangladesh et le Pakistan, les trois premiers pays mondiaux pour le démantèlement de navires, enregistrent le volume d’activité le plus faible de toute la décennie. Pour certains d’entre eux, aucun navire n’a été vendu à la casse ces derniers mois. L’âge moyen de la flotte mondiale est pourtant élevé.

La Russie peine à réorienter ses exportations de charbon

Depuis que son charbon fait l’objet d’un embargo européen, la Russie a vu ses volumes chuter de 7 %. En revanche, les distances parcourues par les vraquiers se sont allongées en moyenne de 2 012 km. Si la Chine reste le plus gros acheteur du fossile banni, son appétit pourrait avoir une date de péremption.

Le duo CMA CGM/Baxi emporte la concession d'un terminal dans le premier port à conteneurs indien

Effervescence dans les terminaux portuaires indiens. Un consortium composé de la compagnie française CMA CGM et du groupe indien J.M. Baxi a remporté l'appel d'offres pour l'exploitation du terminal à conteneurs de Nhava Sheva. Dans le même temps, Adani a annoncé un cinquième terminal à conteneurs à Mundra, le concurrent direct . Les deux ports se disputent le trafic conteneurisé du pays.

L'Inde crée la panique sur les marchés du blé

L’interdiction surprise des exportations de blé indien par le gouvernement indien pour contenir la flambée des prix a mis la pagaille dans les ports, bloquant le départ de 1,8 Mt de céréales. Le pays a dû lâcher un peu la bride. L'événement intervient sur un marché déstabilisé par les événements en Russie et en Ukraine qui mettent en défaut le premier hub mondial d’exportation de céréales.

Céréales : les ports et les marchés s'organisent pour pallier la mer Noire

L’Inde, qui a l’avantage d’être à cette période de l’année le seul fournisseur de blé au monde, s'affirme en l’absence de la première zone d’exportation mondiale pour les céréales. En avril, le continent a exporté 1,4 Mt de blé contre à peine 240 000 t il y a un an. Toutefois, les chargements ukrainiens, notamment de maïs, s’organisent en passant par Constanta en Roumanie et Varna en Bulgarie.

Un rallye mondial pour trouver du charbon

Il avait été le grand gagnant fossile de l’année 2021, notamment grâce à la flambée des cours du gaz. Le charbon est devenu, depuis le bannissement de l’origine russe, une denrée extrêmement recherchée. Au Japon, en Corée du Sud mais aussi en Chine, c’est une véritable ruée sur les approvisionnements mondiaux. Les panamax et les capesize pourraient bien se régaler si la Chine et l’Inde, les deux plus grands importateurs mondiaux, ne poussent pas davantage leur production nationale. Une tendance déjà bien amorcée.

Qui de la Chine ou de l’Inde pour acheter du pétrole russe ?

Les raffineurs chinois, qui dépendent des importations pour 70 à 100 % de leurs besoins, ne semblent pas pour l’instant pressés de s'emparer du pétrole russe en détresse quand bien même il se touche à des prix particulièrement attractifs. L’Inde en revanche semble plus réceptive. Le premier raffineur du pays vient d’acheter trois millions de barils de brut de l'Oural.

Céréales : la crise russo-ukrainienne engendre un repositionnement des flux

La nature a horreur du vide. Les flux du vrac sec, rompus aux tensions géopolitiques, sont d’ordinaire les plus plastiques. Ils le prouvent à nouveau. Des premiers mouvements s’observent. Les taux de fret des vraquiers ont brusquement changé de cap ces derniers jours.

Quelque 140 vraquiers au large de l'Indonésie

Un vent de panique a balayé les marchés internationaux lorsque l’Indonésie, premier pays exportateur de charbon thermique, a annoncé son intention d'interdire les exportations afin de sécuriser ses besoins en électricité. La suspension des départs a provoqué un amoncellement de vraquiers au large des principaux ports indonésiens.

Démantèlement de navires : un été meurtrier

Le troisième trimestre a été particulièrement cruel au Bangladesh, où échouent une grande partie des navires de la flotte mondiale en fin de vie. Neuf accidents distincts ont coûté la vie à sept personnes. Le démantèlement de navires reste un sujet en l’absence d’un règlement international, qui ne peut toujours pas s’appliquer faute de quorum atteint.

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