Récapitulatif du premier trimestre 2021 : Bénéfices (net)tement supérieurs dans la ligne régulière

Les dix premiers transporteurs maritimes mondiaux de conteneurs ont quasiment tous publié leurs résultats financiers pour le premier trimestre 2021, à l’exception de MSC qui s’y soustrait et de ONE disqualifiée par la comptabilité japonaise. Ensemble, ils totalisent 14,8 Md$ de marge d’exploitation. Les compagnies asiatiques mènent aussi le bal de ce point de vue. Synthèse.

Maersk : un bénéfice d'exploitation de 3 Md$ au premier trimestre 2021

Conformément à ce qu’il avait annoncé il y a quelques jours, le leader mondial du transport maritime a enregistré sur le seul premier trimestre des résultats proches de ceux réalisés durant l’année 2020 pour certains indicateurs. La rentabilité exceptionnellement élevée et un solide flux de trésorerie lui permettent de lancer un programme de rachat supplémentaired'actions de l’ordre de 5 Md$ au cours des deux prochaines années.

Maersk a bénéficié de taux de fret moyens en hausse de 35 % au premier trimestre

Sur la base de données non auditées – un chiffre d'affaires de 12,4 Md$ et un bénéfice d'exploitation avant dépréciations et amortissements de 4 Md$ – A.P. Møller - Mærsk ajuste ses prévisions pour l’année 2021. Ses bénéfices devraient se situer entre 13 et 15 Md$ et non pas entre 8,5 et 10,5 Md$ comme estimé auparavant et son résultat d’exploitation entre 9 et 11 Md$ (contre 4,3 à 6,3 Md$).

Conteneur : nouveaux rapports de force dans le Top 5

CMA CGM a repris en 2021 la troisième place du classement mondial que lui avait ravie Cosco mais guère plus de 1 000 EVP les distancent si bien qu’ils détiennent une part de marché égale. Avec près de 700 000 EVP en commande, MSC va en revanche s’imposer sans conteste face au leader mondial Maersk dont l’extrême sobriété dans les commandes permet de bien rémunérer ses actionnaires mais lui fait perdre sa couronne.

Ever Given/Suez : une réorganisation précipitée dans le conteneur

Selon Leth Agencies, 327 navires étaient en attente à l’ancre le 28 mars. Plus de 300 000 conteneurs seraient ainsi bloqués sur l’une des principales artères maritimes du commerce international. Si les compagnies dont les navires se sont trouvés pris au piège dans le canal ont d’abord « attendu de voir s’il y avait des progrè s », c’est désormais le grand chambardement pour réorganiser tous les services. Déroutement, ports refuges, changement de cap...

Cedre : la perte de conteneurs en attente de solutions

C’est un simple emballage mais il a tout révolutionné. Son succès est tel qu’il colonise les mers. 225 millions de boîtes en circulation, 180 millions de déplacements par an, 5 300 porte-conteneurs en service, 100 navires commandés en 2020. Toujours plus grands, plus longs, plus hauts. Mais une seule boîte perdue en mer est une de trop. Le Cedre, organisme spécialisé dans les pollutions accidentelles, a consacré une de ses journées techniques au phénomène.

ZIM : le bénéfice le plus élevé en 75 ans d'histoire

Le 10e transporteur mondial de la ligne régulière publie ses premiers résultats financiers en tant que société cotée à la bourse de New York. À l’instar de ses concurrentes, la compagnie israélienne a réalisé un très bel exercice comptable mais dans le détail, elle performe par rapport à son marché.​

[Bruit] Maersk Container Industry vendu ?

Selon Bloomberg , A.P. Moller-Maersk s'apprêterait à vendre son unité de fabrication de reefers pour un montant d'un milliard de dollars. L’agence d’informations croit savoir que le groupe danois de transport maritime serait en train de vendre Maersk...

DFDS et Maersk soutiennent le projet danois d'ammoniac vert

Un grand projet de production d'ammoniac vert a été annoncé ce 23 février par le Danemark. L’ambition, portée par plusieurs poids lourds de l'agroalimentaire danois, est aussi soutenu par les deux compagnies maritimes du pays, Maersk et DFDS. L’installation pourrait être prête dans cinq ans. L'investissement s'élève à environ 1 Md€.

Décarbonation : quel coût pour le consommateur et les intermédiaires ?

« Dans un conteneur avec des baskets du Vietnam, le coût de la décarbonation pour le consommateur se traduirait par environ six cents par paire de baskets », a assuré S ø ren Skou, le PDG d'A.P. M ø ller-Maersk, dans un entretien à la BBC. La question se pose alors que la décarbonation du transport maritime, particulièrement complexe, nécessiterait un investissement de 1,65 trillion de dollars d’ici 2050.

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