OMI : les débats sur l'avenir décarboné toujours douloureux

La session intertechnique de l’OMI sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre du transport maritime, qui s’est clôturée vendredi 23 octobre, devait parvenir à un projet de texte sur les mesures techniques et opérationnelles à mettre en oeuvre pour garantir une réduction de 40 % de l'intensité de carbone d'ici 2030, par rapport à 2008. Ce texte doit être officiellement approuvé par le Comité de la protection du milieu marin (MEPC) en novembre. Les débats n’ont pas dérogé à la règle : ils ont été animés.

Trafigura propose une taxe carbone à 300 $

Dans une proposition adressée à l'OMI en prévision d’une prochaine réunion du comité environnemental en novembre, le géant du commerce de matières premières propose d'introduire une taxe sur le CO2 comprise entre 250 et 300 $ par tonne. Seul moyen, affirme-t-il, pour combler l'écart de compétitivité entre les carburants à forte intensité de carbone et les alternatives décarbonées.

Cette étude que les armateurs français devraient lire

L’étude que viennent de publier des chercheurs de l’Université de Manchester a le potentiel pour réactiver les débats à l’OMI sur la stratégie que le transport maritime doit adopter pour atteindre ses objectifs de décarbonation. Les climatologues valident scientifiquement la pertinence de la limitation de vitesse, la seule qui permettrait de ne pas louper le rendez-vous de 2050. Et ce faisant, donne un coup de griffe à la politique de l’OMI, qui en se polarisant sur les navires neufs ne permettra pas de répondre aux injonctions de l’Accord de Paris sur le climat.

CO2 : La Chine et le Brésil se positionnent

Dans le cadre de la future bataille du transport maritime contre le CO2 conformément à la stratégie de l’OMI, La Chine et le Brésil ont soumis un document à l'Organisation maritime internationale (OMI) qui défend une approche proche de celle de la...

Un fonds de 5 Md$ pour décarboner le transport maritime

Huit des principales associations internationales d'armateurs sont prêtes à mettre sur la table 5 Md$ pour alimenter un fonds de recherche sur les technologies et carburants décarbonés. Si l'initiative se concrétisait, il s’agirait du premier programme d’expérimentation collaboratif d’une telle ampleur dans le domaine du transport maritime international. Il serait abondé par les compagnies maritimes à raison d'une contribution obligatoire à la R&D de 2 $ par tonne de carburant. Ils détaillent leurs propositions dans un document. Modalités, gouvernance, financement...

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La France va plaider pour la limitation de vitesse au MEPC74

Pour accélérer sur l'agenda environnemental mondial qui impose au transport maritime de traiter son empreinte carbone d'ici à 2030, la France va déposer, à l’occasion de la prochaine session de négociations du Comité de la protection du milieu marin (MEPC) de l'OMI, un dossier sur la limitation de vitesse.