Céréales : les ports et les marchés s'organisent pour pallier la mer Noire

L’Inde, qui a l’avantage d’être à cette période de l’année le seul fournisseur de blé au monde, s'affirme en l’absence de la première zone d’exportation mondiale pour les céréales. En avril, le continent a exporté 1,4 Mt de blé contre à peine 240 000 t il y a un an. Toutefois, les chargements ukrainiens, notamment de maïs, s’organisent en passant par Constanta en Roumanie et Varna en Bulgarie.

Un rallye mondial pour trouver du charbon

Il avait été le grand gagnant fossile de l’année 2021, notamment grâce à la flambée des cours du gaz. Le charbon est devenu, depuis le bannissement de l’origine russe, une denrée extrêmement recherchée. Au Japon, en Corée du Sud mais aussi en Chine, c’est une véritable ruée sur les approvisionnements mondiaux. Les panamax et les capesize pourraient bien se régaler si la Chine et l’Inde, les deux plus grands importateurs mondiaux, ne poussent pas davantage leur production nationale. Une tendance déjà bien amorcée.

Rystad Energy : « l'interdiction du charbon russe est une arme à double tranchant »

La décision de l'Union européenne d'interdire les importations de charbon en provenance de Russie – une première pour les approvisionnements énergétiques – affectera jusqu'à 70 % des importations de charbon thermique en Europe, selon une étude de Rystad Energy. Une bataille pour le charbon non russe va faire pression sur les prix tandis que les pays qui continuent à acheter du charbon russe, comme la Chine, pourraient bénéficier d'une forte décote.

Une année aussi profitable en 2022 pour les vraquiers ?

L’an dernier, les taux de fret des vraquiers ont atteint des niveaux qu’ils n’avaient pas fréquentés depuis au moins dix ans. La congestion portuaire et les restrictions sanitaires ont été les principales alliées des navires. Mais la décarbonation, le niveau d’inflation, le retour des tensions géopolitiques et le ralentissement de la Chine sont de nature risquent de doucher l’euphorie en 2022.

Le transport maritime de vrac sec, meilleur ETF de l’année

En hausse de 215 % depuis le début de l'année, le Breakwave Dry Bulk Shipping, qui investit exclusivement dans des contrats à terme axés sur le vrac sec, se hisse à la première place du podium, tous ETF confondus. Il est le reflet de l’incroyable année pour le segment qui a atteint son plus haut historique.

CMA CGM s'apprête à recevoir le premier d'une nouvelle série de 16 navires

Hudong-Zhonghua doit livrer dans les prochains jours le CMA CGM Zéphyr , le premier « maxi-neo-panamax » d'une série de 16 porte-conteneurs que deux de ses sites, Jiangnan Changxing et Jiangnan Shipyard, construisent pour la compagnie française. Place aux héros de la mythologie pour les navires à propulsion classique tandis que ceux au GNL désigneront des sites exceptionnels.

Un panamax affrété entre 100 000 et 145 000 $/j

Dans le segment classique des Panamax, les tarifs sont devenus invraisemblables avec une unité de 5 000 EVP qui aurait été fixée entre 100 000 et 145 000 $/j pour un emploi de 80 jours. Un niveau sans précédent pour ce type de navires.

Vrac sec : le Brésil en relais de la Chine, le marché en ébullition

Les capesize gagnent actuellement plus de 35 000 $ par jour. La demande mondiale d'acier continue d'être portée par la Chine où la production établit chaque mois de nouveaux records. La seconde puissance mondiale vient d’être relayée dans sa vigueur par le Brésil. « Une période spectaculaire », s'enflamment les analystes. Goodbulk, premier opérateur de grands vraquiers à délivrer ses résultats, en profite déjà.

Charbon : les flux se réorganisent 

Le conflit prolongé sur le charbon entre la Chine et l'Australie, grande nation du vrac sec et premier client du géant chinois, modifiant la structure des échanges, certains pays s’empressant de pallier les défaillances du charbon australien. Une bonne nouvelle pour l’emploi des navires et le tonnage-km ? Pas évident.

La paradoxale désaffection pour le recyclage

Alors que les prix de la ferraille sont particulièrement élevés, l’activité de recyclage manque de tonnages. Dans certains segments du transport maritime, les vieilles unités, pour lesquelles les propriétaires ne sont pas disposés à supporter le coût de la mise en cale, feraient pourtant d’excellents candidats.

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