Attaques en mer d'Oman : Les réactions dans la communauté du transport maritime se multiplient

L'industrie maritime se trouve une fois de plus en prise à un contexte géopolitique sur lequel elle n'a aucun contrôle. Les représentants du secteur du transport maritime se relaient pour appeler à la retenue dans l'attente d'informations avérées (les contradictions ajoutant aux tensions) tout en faisant part de leurs inquiétudes pour la navigation de ce corridor clé pour le transport du pétrole et du gaz.

Sanctions américaines
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Iran : Blâmes et châtiments

Le régime des sanctions est de retour au pays des Mollah. Le 8 mai 2018, l’Iran a basculé à nouveau sur la liste noire des pays commercialement in- fréquentables. Une décision de Washington a suffi pour ramener le niveaux des sanctions au niveau de celles qui existaient avant la conclusion en 2015 du fameux pacte « historique » de l’Iran avec le groupe 5+1 (Allemagne, Chine, États-Unis, France, Royaume-Uni et Russie).

Saudi Aramco : taxer les entreprises énergétiques est inutile

Dans le cadre d’un forum tenu en Suisse le 22 septembre, le patron du géant pétrolier saoudien a estimé que les « plans de l'Europe » visant à plafonner les factures d'énergie pour aider les consommateurs et à taxer les entreprises énergétiques n'étaient ni des solutions de long terme ni efficaces pour remédier à la crise énergétique mondiale.

Le transport maritime de pétrole ne craint ni l'embargo européen ni le plafonnement du G7

Alors que l’idée d’un plafonnement du prix du pétrole exporté par la Russie est évoquée par les membres du G7, la mesure tout comme l’entrée en vigueur imminente de l’embargo européen seront favorables aux pétroliers, défend le Bimco. L’une des plus grandes associations d’armateurs a présenté ses perspectives ce 12 septembre pour le conteneur, le vrac sec et le pétrolier.

Les raffineurs assoiffés de pétrole, les flux maritimes font le chassé-croisé

À quelques mois de l’entrée en vigueur de la sanction européenne sur le pétrole russe, la course aux flux d’hydrocarbures en dehors de la sphère russe bat son plein. Le Nigeria propose aux Européens son gaz et relance son projet de gazoduc via l’Algérie. Le brut du Guyana est plébiscité par les raffineurs britanniques, espagnols et italiens. Le brut du Golfe continue d’intéresser l’Asie en dépit de la concurrence de celui de l’Oural.

Recul sensible de l'exploration pétrolière et gazière

L'exploration pétrolière et gazière mondiale devrait finir l’année sur un très fort recul des licences attribuées durant les huit premiers mois de l’année. Les entreprises se concentrent sur les actifs et les régions à moindre risque.

Transport maritime de pétrole : les VLCC de retour sur le marché

Après près de deux ans de conditions de marché difficiles, les exploitants de pétroliers ont publié pour le deuxième trimestre des résultats bien mieux orientés. La reconfiguration des flux maritimes suite à l'invasion de l'Ukraine par la Russie et la perspective de sanctions a amené les négociants à se détourner des approvisionnements russes au profit d'alternatives plus lointaines. Une orientation favorable au transport maritime en terme de tonnes-milles. Euronav, Frontline et Teekay sortent lentement la tête de l’eau.

Opep+ : un déficit de production de 3 millions de barils

Les pays producteurs de l'Opep+ ont produit près de 3 millions de barils par jour de brut de moins que prévu par les quotas en juin. Les sanctions imposées à certains de ses membres et la faiblesse des investissements pour d’autres entravent le sous-groupe...

Les carburants marins face aux humeurs du Brent

Les cours du Brent, sous influence multiple et particulièrement volatiles, emmènent les combustibles de soute dans leurs montagnes russes. L’écart entre les carburants se creuse. Il est si important à Singapour, le premier hub mondial de soutage, que les exploitants de navires s’en détournent pour s’avitailler ailleurs.

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