Attaques en mer d'Oman : Les réactions dans la communauté du transport maritime se multiplient

L'industrie maritime se trouve une fois de plus en prise à un contexte géopolitique sur lequel elle n'a aucun contrôle. Les représentants du secteur du transport maritime se relaient pour appeler à la retenue dans l'attente d'informations avérées (les contradictions ajoutant aux tensions) tout en faisant part de leurs inquiétudes pour la navigation de ce corridor clé pour le transport du pétrole et du gaz.

Sanctions américaines
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Iran : Blâmes et châtiments

Le régime des sanctions est de retour au pays des Mollah. Le 8 mai 2018, l’Iran a basculé à nouveau sur la liste noire des pays commercialement in- fréquentables. Une décision de Washington a suffi pour ramener le niveaux des sanctions au niveau de celles qui existaient avant la conclusion en 2015 du fameux pacte « historique » de l’Iran avec le groupe 5+1 (Allemagne, Chine, États-Unis, France, Royaume-Uni et Russie).

Les sanctions sur les exportations de brut russe n'ont pas eu les effets attendus

Á partir du 5 février, un second plafond de prix sera introduit pour les carburants et les produits pétroliers russes après celui du pétrole brut, en vigueur depuis le 5 décembre. Pour la Russie, le plafonnement des produits pétroliers devrait être plus douloureux que celui du pétrole brut. Trouver des navires ou des acheteurs pour transporter et importer du brut russe n’a en effet pas été particulièrement problématique.

Euronav/Frontline : place à l'affrontement juridique

Euronav, éconduit par Frontline dans une opération qui aurait dû les amener à fusionner, conteste la décision unilatérale de rupture de l’armateur norvégien et n’exclue pas le recours juridique. La Compagnie maritime belge (CMB), principal actionnaire d’Euronav, formellement opposé au projet, sollicite pour sa part la tenue d’un conseil d’administration portant sur « la stratégie future de l'entreprise ».

Pour le premier actionnaire d'Euronav, la fusion avec Frontline est désormais irréalisable

Suite logique après avoir acquis suffisamment de droits de vote, Alexandre Saverys, PDG de la Compagnie maritime belge, principal actionnaire de l’armateur de pétroliers Euronav, enclenche la seconde étape. Dans un courrier adressé au conseil d’administration, il demande l'abandon du projet de fusion avec l’autre grand acteur du secteur, Frontline. La direction d’Euronav maintient le calendrier de l’OPA, avancée au premier trimestre.

Morgan Stanley fait un aller-retour éclair dans le capital de Frontline

Dans une période troublée pour le transport maritime de pétrole et alors que la compagnie norvégienne Frontline est appelée à fusionner avec son homologue belge, la banque américaine d’investissement Morgan Stanley revend ses titres quelques jours à peine après les avoir acquis. Goldman Sachs est également entré en septembre au capital de la société du magnat John Fredriksen.

Une flotte fantôme prospère à l'ombre des sanctions russes

Á l’approche de l’entrée en vigueur des sanctions internationales frappant le brut russe, un marché s’organise dans l’ombre pour transporter le pétrole sous embargo à compter du 5 décembre. Le courtier maritime français BRS estime à un millier d’unités la flotte prête à opérer illégalement.

Les raffineurs européens en sur-approvisionnement

Les raffineurs européens se retrouvent en situation de surstockage en brut. La pénurie attendue en raison de l'interdiction imminente du pétrole russe par l'UE et du plafonnement des prix décidé par le G7, deux mesures qui doivent entrer en vigueur dès le 5 décembre, ne s'est pas encore matérialisée.

TotalEnergies/Shell : des profits gaziers discordants

Les deux plus grandes entreprises européennes du secteur de l'énergie ont toutes deux enregistré des bénéfices de plus de plus de 9 Md$ au troisième trimestre. Si les deux ont misé sur le GNL, elles ne connaissent pas la même fortune. La division gazière est à la peine chez Shell. Pas chez TotalEnergies.

Des records pourraient être battus sur le marché S&P en 2022

L’année 2022 pourrait être celle de tous les records. Selon le dernier rapport du courtier maritime Intermodal, le marché des navires d'occasion est en feu depuis neuf mois, avec des milliers de navires qui ont changé de mains, surtout du côté des pétroliers et des vraquiers. Les deux marchés surfent sur les incertitudes liés à l'approvisionnement en énergies dans un contexte de pénurie aiguë.

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