Euronav : échec de la famille Saverys pour empêcher la fusion avec Frontline

La famille Saverys, qui contrôle la Compagnie maritime belge (CMB), a échoué lors de l’assemblée générale annuelle d’Euronav le 19 mai à imposer ses trois candidats au sein du conseil de surveillance. En se rangeant derrière les profils présentés par la direction générale, les actionnaires ont manifesté leur soutien au projet de fusion entre les deux géants du transport de pétrole, Euronav et Frontline, dont le magnat John Fredriksen est actionnaire.

L'Espagne refuse l'entrée d'un pétrolier maltais

Les autorités espagnoles ont refoulé la semaine dernière le pétrolier Black Star , enregistré à Malte et exploité par une compagnie maritime turque, invoquant un transfert illicite de cargaison. Alors que le navire de 9 438 tpl battant pavillon...

Alexander Saverys : « Nous détestons de voir ce que nous avons construit aller dans la mauvaise direction »

Dans un entretien au Financial Times, Alexander Saverys, de la famille qui contrôle la Compagnie maritime belge, maison-mère de plusieurs sociétés dans le transport maritime, annonce ses plans pour déjouer la fusion entre Euronav et Frontline, deux des plus grandes sociétés dans le transport de pétrole. La famille est un des actionnaires d’Euronav. Le prochain conseil d’administration promet d’être animé.

Chute inattendue des importations de la Chine

Le premier consommateur mondial de matières premières, de métaux, de minerais et d’énergies a limité tous ses achats en mars tandis que la croissance des exportations a ralenti, ce qui incite les analystes à prévoir une détérioration du commerce au deuxième trimestre. Dans des enquêtes réalisées auprès de l’industrie manufacturière, les entreprises chinoises signalent des annulations de commandes en raison des incertitudes économiques et géopolitiques.

Pourquoi le fret pétrolier reste-t-il durablement au plancher ?

Les tarifs d’affrètement des grands pétroliers restent au plancher en dépit d’un risque géopolitique historiquement élevé, qui est d’ordinaire profitable au transport maritime de pétrole. Les taux des navires-citernes ne se sont toujours pas remis de la pandémie depuis plus de dix-huit mois. La dynamique des flux mondiaux de pétrole est réputée complexe. Mais la situation actuelle est particulièrement intriquée.

En fusionnant, Euronav et Frontline créent un titan dans le transport de pétrole

Deux des plus grandes sociétés de transport maritime de brut, la norvégienne Frontline et la belge Euronav, annoncent une fusion à grande échelle. Une suite logique après la prise de participation de l’homme d’affaires John Fredriksen, actionnaire principal de Frontline, dans le capital d’Euronav. L’ensemble consolide une flotte de 146 navires. Dans un marché complètement déprimé avec des opérateurs en hémorragie de liquidités.

Les exportations maritimes de pétrole russe continuent d'augmenter

L’Inde, la Chine et les États-Unis ont permis à la Russie d’augmenter ses exportations de pétrole en mars par rapport aux deux précédents mois. Les arrivées aux États-Unis répondent à des mouvements de panique avant la date butoir du 22 avril, au-delà de laquelle il ne sera plus toléré de se fournir en Russie. Les données de suivi des navires témoignent d'un certain affolement.

L'avitaillement des navires se tend dans les grands centres de soutage

Alors que les scénarios affluent sur les options dont disposerait l'UE pour compenser le manque à gagner si l’ultime sanction venait s’abattre sur le pétrole russe, la disponibilité des combustibles de soute accuse plusieurs jours de délais dans tous les grands hubs d’avitaillement des navires. L’Europe doit-elle se préparer à un choc d’approvisionnement majeur ? Les experts semblent le penser. Mais la situation pourrait aussi faire le lit des terminaux d'importation de brut comme Gdansk et Rostock.

Qui de la Chine ou de l’Inde pour acheter du pétrole russe ?

Les raffineurs chinois, qui dépendent des importations pour 70 à 100 % de leurs besoins, ne semblent pas pour l’instant pressés de s'emparer du pétrole russe en détresse quand bien même il se touche à des prix particulièrement attractifs. L’Inde en revanche semble plus réceptive. Le premier raffineur du pays vient d’acheter trois millions de barils de brut de l'Oural.

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