Crise russo-ukrainienne : environnement extrêmement mouvant pour le transport maritime

Depuis le début du conflit, les flux maritimes tentent de s’adapter, les navires pris entre deux eaux lorsque tombent les nouvelles sanctions. Les zones à haut risques ont été élargies. Les primes d’assurance flambent. Le détournement des navires fait pression sur certains ports européens. En interdisant les importations de pétrole russe, Washington force Bruxelles à aller plus loin à la veille d’une rencontre au sommet les 10 et 11 mars à Versailles entre les 27 chefs d’État ou de gouvernement.

Les prix des soutes dépassent les 900 $ à Singapour et à Fujairah

Les prix des carburants maritimes dans deux des plus grands centres de soutage, ont dépassé la barre des 900 $ la tonne pour la première fois. À Fujairah, troisième plus grand port d'avitaillement mondial, ils ont atteint les 918 $ tandis qu'ils s’établissaient à 904,50 $ à Singapour, premier hub mondial de soutage de navires. Les BAF annoncés pour le deuxième trimestre sont en forte hausse.

Crise russo-ukrainienne : le transport maritime dans l'attente des sanctions

Dans la confusion et la précipitation, sans savoir comment la situation va évoluer dans les ports, le secteur a pris ses premières dispositions. Suspension d’escales, fermeture des terminaux alors que la navigation devient difficile dans la mer d’Azoz et la mer Noire et que des pétroliers ont été pris pour cibles par des missiles. Les indicateurs du marché réagissent dans l'excès.…

Le pétrole à l'épreuve d'un marché qui en demande plus

Entre la Russie, partenaire mis au ban de la communauté internationale, et l'Iran sur le point de revenir dans le jeu pétrolier, l'OPEP va devoir jouer finement. Alors que la demande pousse le marché, l'offre est en défaut. Curiosité géopolitique, l'apport du pétrole iranien est vécu comme un soulagement.

La Libye dans les limbes du pétrole

Bien qu'elle détienne les plus grandes réserves pétrolières mondiales, la Libye est passée du statut de premier producteur de l'OPEP à celui de pays luttant pour maintenir un niveau constant de production et d'exportation. Depuis le début de l’année, le marché méditerranéen des aframax, pétroliers de prédilection pour les exportations pétrolières libyennes, a retrouvé une certaine dynamique.

Le canal de Panama contraint de restreindre le passage des navires

Le gestionnaire du canal de Panama revoit le tirant d’eau maximal autorisé en raison d’un nouveau stress hydrique alors que des temps d’attente entre 7 et 11 jours sont observés depuis fin janvier pour les navires sans réservation. Le contexte mondial s’y prête peu, déjà marqué par des perturbations sans précédent.

Euronav en perte de 340 M$ en 2021

L’un des plus importants exploitants de très grands transporteurs de brut est passé en un an d’un résultat net positif de 473 M$ à une perte sèche de 339 M$. De trimestre en trimestre, l’armateur belge n’a fait que reporter la reprise des taux de fret tout en manifestant une confiance absolue dans son marché.

Jusqu’à quelle profondeur les navires pétroliers peuvent-ils forer ?

Après avoir connu en 2021 la pire année depuis trois décennies et un début d'année 2022 catastrophique, les analystes viennent une nouvelle fois revoir à la baisse leurs prévisions concernant la demande de transport de brut. La scène géopolitique est sans doute la plus tendue depuis des décennies. Le spectre des sanctions à l’égard de la Russie, deuxième producteur mondial de pétrole, et la multiplication des attaques yéménites au Moyen-Orient ne plaident pas en faveur d’un retour serein aux affaires.

Crise ukrainienne : éviter un « choc d’approvisionnement » en gaz et en pétrole

La dépendance de l'Europe à l'égard du gaz naturel russe – 35 à 40 % transitant principalement par oléoducs – rend les sanctions contre les exportations russes peu probables. Bruxelles et Washington ont néanmoins indiqué la semaine dernière étudier différentes pistes pour éviter un « choc d’approvisionnement ». Non sans impacts pour le transport de GNL et de brut.

Navires-citernes : le paysage des raffineries en mutation pourrait allonger les tonnes-milles

Dans le segment du transport maritime de produits pétroliers, les espoirs renaissent après une année où les navires ont souvent opéré à des niveaux de rentabilité et d'exploitation dégradés, sans couvrir leurs frais d'exploitation et encore moins atteindre le seuil de rentabilité. L’évolution de la géographie des raffineries pourrait offrir de nouveaux débouchés au transport maritime de pétrole.

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