Les exportations maritimes de pétrole russe continuent d'augmenter

L’Inde, la Chine et les États-Unis ont permis à la Russie d’augmenter ses exportations de pétrole en mars par rapport aux deux précédents mois. Les arrivées aux États-Unis répondent à des mouvements de panique avant la date butoir du 22 avril, au-delà de laquelle il ne sera plus toléré de se fournir en Russie. Les données de suivi des navires témoignent d'un certain affolement.

L'avitaillement des navires se tend dans les grands centres de soutage

Alors que les scénarios affluent sur les options dont disposerait l'UE pour compenser le manque à gagner si l’ultime sanction venait s’abattre sur le pétrole russe, la disponibilité des combustibles de soute accuse plusieurs jours de délais dans tous les grands hubs d’avitaillement des navires. L’Europe doit-elle se préparer à un choc d’approvisionnement majeur ? Les experts semblent le penser. Mais la situation pourrait aussi faire le lit des terminaux d'importation de brut comme Gdansk et Rostock.

Qui de la Chine ou de l’Inde pour acheter du pétrole russe ?

Les raffineurs chinois, qui dépendent des importations pour 70 à 100 % de leurs besoins, ne semblent pas pour l’instant pressés de s'emparer du pétrole russe en détresse quand bien même il se touche à des prix particulièrement attractifs. L’Inde en revanche semble plus réceptive. Le premier raffineur du pays vient d’acheter trois millions de barils de brut de l'Oural.

Crise russo-ukrainienne : environnement extrêmement mouvant pour le transport maritime

Depuis le début du conflit, les flux maritimes tentent de s’adapter, les navires pris entre deux eaux lorsque tombent les nouvelles sanctions. Les zones à haut risques ont été élargies. Les primes d’assurance flambent. Le détournement des navires fait pression sur certains ports européens. En interdisant les importations de pétrole russe, Washington force Bruxelles à aller plus loin à la veille d’une rencontre au sommet les 10 et 11 mars à Versailles entre les 27 chefs d’État ou de gouvernement.

Les prix des soutes dépassent les 900 $ à Singapour et à Fujairah

Les prix des carburants maritimes dans deux des plus grands centres de soutage, ont dépassé la barre des 900 $ la tonne pour la première fois. À Fujairah, troisième plus grand port d'avitaillement mondial, ils ont atteint les 918 $ tandis qu'ils s’établissaient à 904,50 $ à Singapour, premier hub mondial de soutage de navires. Les BAF annoncés pour le deuxième trimestre sont en forte hausse.

Crise russo-ukrainienne : le transport maritime dans l'attente des sanctions

Dans la confusion et la précipitation, sans savoir comment la situation va évoluer dans les ports, le secteur a pris ses premières dispositions. Suspension d’escales, fermeture des terminaux alors que la navigation devient difficile dans la mer d’Azoz et la mer Noire et que des pétroliers ont été pris pour cibles par des missiles. Les indicateurs du marché réagissent dans l'excès.…

Le pétrole à l'épreuve d'un marché qui en demande plus

Entre la Russie, partenaire mis au ban de la communauté internationale, et l'Iran sur le point de revenir dans le jeu pétrolier, l'OPEP va devoir jouer finement. Alors que la demande pousse le marché, l'offre est en défaut. Curiosité géopolitique, l'apport du pétrole iranien est vécu comme un soulagement.

La Libye dans les limbes du pétrole

Bien qu'elle détienne les plus grandes réserves pétrolières mondiales, la Libye est passée du statut de premier producteur de l'OPEP à celui de pays luttant pour maintenir un niveau constant de production et d'exportation. Depuis le début de l’année, le marché méditerranéen des aframax, pétroliers de prédilection pour les exportations pétrolières libyennes, a retrouvé une certaine dynamique.

Le canal de Panama contraint de restreindre le passage des navires

Le gestionnaire du canal de Panama revoit le tirant d’eau maximal autorisé en raison d’un nouveau stress hydrique alors que des temps d’attente entre 7 et 11 jours sont observés depuis fin janvier pour les navires sans réservation. Le contexte mondial s’y prête peu, déjà marqué par des perturbations sans précédent.

Euronav en perte de 340 M$ en 2021

L’un des plus importants exploitants de très grands transporteurs de brut est passé en un an d’un résultat net positif de 473 M$ à une perte sèche de 339 M$. De trimestre en trimestre, l’armateur belge n’a fait que reporter la reprise des taux de fret tout en manifestant une confiance absolue dans son marché.

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