George Prokopiou, Dynacom Tankers : « Nous vivons dans une zone grise, de ce qui est légal et illégal »

Directement impacté dans ses activités par les sanctions du bloc occidental contre la Russie, notamment celles visant le pétrole, George Prokopiou, fondateur de Dynacom Tankers Management, Dynagas et Sea Traders, a profité de la tribune offerte par l’événement Capital Link à Athènes pour faire part de sa perplexité face à l’empilement des sanctions.

Deux pétroliers grecs saisis par les forces iraniennes

Entre embargo du pétrole iranien et sanctions contre les navires russes, les tensions sont vives sur la scène internationale. Deux pétroliers grecs ont été arraisonnés par les forces militaires iraniennes en réaction à la détention d’un pétrolier russe transportant du pétrole iranien et à la saisie de sa cargaison par les États-Unis.

L'Inde crée la panique sur les marchés du blé

L’interdiction surprise des exportations de blé indien par le gouvernement indien pour contenir la flambée des prix a mis la pagaille dans les ports, bloquant le départ de 1,8 Mt de céréales. Le pays a dû lâcher un peu la bride. L'événement intervient sur un marché déstabilisé par les événements en Russie et en Ukraine qui mettent en défaut le premier hub mondial d’exportation de céréales.

Sanctions européennes : la date butoir concernant Sovcomflot a expiré

Les sanctions européennes fixaient au 15 mai la date limite pour mettre fin aux relations commerciales avec la compagnie russe de transport de pétrole. Dépouillée de la couverture d’assurance pour ses navires, privée de sociétés de classification, limitée dans ses transactions financières, détentrice d’une dette auprès de banques occidentales, Sovcomflot a entamé la vente d'une partie de ses actifs.​

L’approvisionnement énergétique européen se contraint encore un peu plus 

Le bouquet énergétique de l’Europe s’effrite encore davantage avec la fermeture par l’Ukraine de Sokhranovka, gazoduc clé pour le transit du gaz russe vers l’Europe, et l’adoption de contre-sanctions russes qui ont conduit Gazprom à suspendre les livraisons via le Yamal-Europe qui achemine le gaz à travers le Bélarus et la Pologne jusqu'en Allemagne.

La Grèce a inauguré un nouveau terminal de GNL

Athènes a inauguré le 3 mai un nouveau terminal flottant de gaz naturel liquéfié au large d’Alexandroupoli, près de la frontière gréco-turque. Le FRSU, d’une capacité annuelle de 5 milliards de m3, sera pleinement opérationnel d’ici à 2023. Il porte à 15 milliards de m3 la capacité du pays à regazéifier le GNL et doit couvrir les marchés du sud-est de l’Europe.

TotalEnergies contraint à déprécier ses actifs russes mais sans abandonner ses participations

Christophe de Margerie
Le groupe énergétique français a provisionné 4,1 Md$ dans ses comptes au 31 mars en lien avec son projet de gaz naturel liquéfié Arctic LNG 2 mais sans abandonner ses participations. En dépit de cette provision, elle a publié en fin de semaine dernière des résultats en forte progression au premier trimestre, grâce à la hausse des prix du gaz et du pétrole.

L'Espagne refuse l'entrée d'un pétrolier maltais

Les autorités espagnoles ont refoulé la semaine dernière le pétrolier Black Star , enregistré à Malte et exploité par une compagnie maritime turque, invoquant un transfert illicite de cargaison. Alors que le navire de 9 438 tpl battant pavillon...

Les sanctions contre la Russie coûtent cher aux équipementiers 

L’embargo contre la Russie a un prix à payer. Les résultats financiers des deux groupes technologiques, particulièrement implantés dans le maritime – le finlandais Wärtsilä et le suédois Alfa Laval – l’ont éprouvé au cours du premier trimestre. La dépréciation de leurs activités en Russie a eu un effet négatif sur leurs résultats d'exploitation.

Le commerce mondial d'engrais pénalisé par les absences russes

Les sanctions, qui frappent les exportations d'engrais russes, compromettent la saison des semis au Brésil et en Europe pour de nombreuses cultures qui doivent démarrer dans les mois qui viennent. Pourtant, pas moins de 24 navires transportant près de 678 000 t d'engrais vont ou ont déjà quitté les ports de Saint-Pétersbourg et de Mourmansk en direction des côtes du Brésil.

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