Morgan Stanley fait un aller-retour éclair dans le capital de Frontline

Dans une période troublée pour le transport maritime de pétrole et alors que la compagnie norvégienne Frontline est appelée à fusionner avec son homologue belge, la banque américaine d’investissement Morgan Stanley revend ses titres quelques jours à peine après les avoir acquis. Goldman Sachs est également entré en septembre au capital de la société du magnat John Fredriksen.

Scorpio, Teekay, Euronav, Ardmore, Norden : le temps des pétroliers

Pour les principaux transporteurs maritimes de pétrole, le troisième trimestre a acté le retour à la rentabilité après une année de pertes et une déprime de deux ans. La perspective de l’entrée en vigueur de l'interdiction européenne d’importer du brut russe à partir du 5 décembre a déplacé des millions de barils de brut de la Russie vers l’Asie et du Moyen-Orient, du Golfe du Mexique et d'Afrique de l'Ouest vers l’Europe, allongeant les distances parcourues. Le secteur est désormais arrimé à la question de l’après-5 décembre.

Transport maritime de pétrole : les VLCC de retour sur le marché

Après près de deux ans de conditions de marché difficiles, les exploitants de pétroliers ont publié pour le deuxième trimestre des résultats bien mieux orientés. La reconfiguration des flux maritimes suite à l'invasion de l'Ukraine par la Russie et la perspective de sanctions a amené les négociants à se détourner des approvisionnements russes au profit d'alternatives plus lointaines. Une orientation favorable au transport maritime en terme de tonnes-milles. Euronav, Frontline et Teekay sortent lentement la tête de l’eau.

Deux pétroliers grecs saisis par les forces iraniennes

Entre embargo du pétrole iranien et sanctions contre les navires russes, les tensions sont vives sur la scène internationale. Deux pétroliers grecs ont été arraisonnés par les forces militaires iraniennes en réaction à la détention d’un pétrolier russe transportant du pétrole iranien et à la saisie de sa cargaison par les États-Unis.

Euronav : course contre la montre pour monter au capital

17,48 versus 12,01 %. Les deux principaux actionnaires viennent encore de monter leur participation respective. L’homme d’affaires norvégien John Fredriksen et l’armateur anversois Alexander Saverys poursuivent à marche avancée leur confrontation pour gagner toujours plus de parts du capital d’Euronav à deux semaines d’une assemblée générale décisive. Les actionnaires doivent se prononcer sur le projet de fusion avec Fontline qui donnera naissance à un leader mondial dans le transport de pétroliers.

Alexander Saverys : « Nous détestons de voir ce que nous avons construit aller dans la mauvaise direction »

Dans un entretien au Financial Times, Alexander Saverys, de la famille qui contrôle la Compagnie maritime belge, maison-mère de plusieurs sociétés dans le transport maritime, annonce ses plans pour déjouer la fusion entre Euronav et Frontline, deux des plus grandes sociétés dans le transport de pétrole. La famille est un des actionnaires d’Euronav. Le prochain conseil d’administration promet d’être animé.

Pourquoi le fret pétrolier reste-t-il durablement au plancher ?

Les tarifs d’affrètement des grands pétroliers restent au plancher en dépit d’un risque géopolitique historiquement élevé, qui est d’ordinaire profitable au transport maritime de pétrole. Les taux des navires-citernes ne se sont toujours pas remis de la pandémie depuis plus de dix-huit mois. La dynamique des flux mondiaux de pétrole est réputée complexe. Mais la situation actuelle est particulièrement intriquée.

En fusionnant, Euronav et Frontline créent un titan dans le transport de pétrole

Deux des plus grandes sociétés de transport maritime de brut, la norvégienne Frontline et la belge Euronav, annoncent une fusion à grande échelle. Une suite logique après la prise de participation de l’homme d’affaires John Fredriksen, actionnaire principal de Frontline, dans le capital d’Euronav. L’ensemble consolide une flotte de 146 navires. Dans un marché complètement déprimé avec des opérateurs en hémorragie de liquidités.

La Libye dans les limbes du pétrole

Bien qu'elle détienne les plus grandes réserves pétrolières mondiales, la Libye est passée du statut de premier producteur de l'OPEP à celui de pays luttant pour maintenir un niveau constant de production et d'exportation. Depuis le début de l’année, le marché méditerranéen des aframax, pétroliers de prédilection pour les exportations pétrolières libyennes, a retrouvé une certaine dynamique.

Le canal de Panama contraint de restreindre le passage des navires

Le gestionnaire du canal de Panama revoit le tirant d’eau maximal autorisé en raison d’un nouveau stress hydrique alors que des temps d’attente entre 7 et 11 jours sont observés depuis fin janvier pour les navires sans réservation. Le contexte mondial s’y prête peu, déjà marqué par des perturbations sans précédent.

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