Les sanctions sur les exportations de brut russe n'ont pas eu les effets attendus

Á partir du 5 février, un second plafond de prix sera introduit pour les carburants et les produits pétroliers russes après celui du pétrole brut, en vigueur depuis le 5 décembre. Pour la Russie, le plafonnement des produits pétroliers devrait être plus douloureux que celui du pétrole brut. Trouver des navires ou des acheteurs pour transporter et importer du brut russe n’a en effet pas été particulièrement problématique.

Euronav/Frontline : place à l'affrontement juridique

Euronav, éconduit par Frontline dans une opération qui aurait dû les amener à fusionner, conteste la décision unilatérale de rupture de l’armateur norvégien et n’exclue pas le recours juridique. La Compagnie maritime belge (CMB), principal actionnaire d’Euronav, formellement opposé au projet, sollicite pour sa part la tenue d’un conseil d’administration portant sur « la stratégie future de l'entreprise ».

Pour le premier actionnaire d'Euronav, la fusion avec Frontline est désormais irréalisable

Suite logique après avoir acquis suffisamment de droits de vote, Alexandre Saverys, PDG de la Compagnie maritime belge, principal actionnaire de l’armateur de pétroliers Euronav, enclenche la seconde étape. Dans un courrier adressé au conseil d’administration, il demande l'abandon du projet de fusion avec l’autre grand acteur du secteur, Frontline. La direction d’Euronav maintient le calendrier de l’OPA, avancée au premier trimestre.

Le transport de GPL gagné par la fièvre

Aucune énergie ne semble échapper à l’inflation. Alors que les méthaniers se négocient à quelque 500 000 $ la journée, que les tankers sont sur le point d’aligner les 100 000 $, les prix des transporteurs de gaz de pétrole liquéfié (GPL) – propane et butane –, sont à leur tour galvanisés par les effets secondaires de la guerre en Ukraine.

La fusion entre Euronav et Frontline décalée à 2023

À l’occasion de la présentation de ses résultats pour le troisième trimestre, Euronav a annoncé le report au premier trimestre 2023 de la fusion entre les deux anciens concurrents qui doit donner naissance à un acteur dominant dans le transport maritime de brut. Depuis l’annonce du projet, les deux principaux actionnaires de l’exploitant belge de grands pétroliers se livrent à une bataille rangée pour être seul maître à bord.

Le transport maritime de pétrole ne craint ni l'embargo européen ni le plafonnement du G7

Alors que l’idée d’un plafonnement du prix du pétrole exporté par la Russie est évoquée par les membres du G7, la mesure tout comme l’entrée en vigueur imminente de l’embargo européen seront favorables aux pétroliers, défend le Bimco. L’une des plus grandes associations d’armateurs a présenté ses perspectives ce 12 septembre pour le conteneur, le vrac sec et le pétrolier.

En fusionnant, Euronav et Frontline créent un titan dans le transport de pétrole

Deux des plus grandes sociétés de transport maritime de brut, la norvégienne Frontline et la belge Euronav, annoncent une fusion à grande échelle. Une suite logique après la prise de participation de l’homme d’affaires John Fredriksen, actionnaire principal de Frontline, dans le capital d’Euronav. L’ensemble consolide une flotte de 146 navires. Dans un marché complètement déprimé avec des opérateurs en hémorragie de liquidités.

L'avitaillement des navires se tend dans les grands centres de soutage

Alors que les scénarios affluent sur les options dont disposerait l'UE pour compenser le manque à gagner si l’ultime sanction venait s’abattre sur le pétrole russe, la disponibilité des combustibles de soute accuse plusieurs jours de délais dans tous les grands hubs d’avitaillement des navires. L’Europe doit-elle se préparer à un choc d’approvisionnement majeur ? Les experts semblent le penser. Mais la situation pourrait aussi faire le lit des terminaux d'importation de brut comme Gdansk et Rostock.

Qui de la Chine ou de l’Inde pour acheter du pétrole russe ?

Les raffineurs chinois, qui dépendent des importations pour 70 à 100 % de leurs besoins, ne semblent pas pour l’instant pressés de s'emparer du pétrole russe en détresse quand bien même il se touche à des prix particulièrement attractifs. L’Inde en revanche semble plus réceptive. Le premier raffineur du pays vient d’acheter trois millions de barils de brut de l'Oural.

Pages