En fusionnant, Euronav et Frontline créent un titan dans le transport de pétrole

Deux des plus grandes sociétés de transport maritime de brut, la norvégienne Frontline et la belge Euronav, annoncent une fusion à grande échelle. Une suite logique après la prise de participation de l’homme d’affaires John Fredriksen, actionnaire principal de Frontline, dans le capital d’Euronav. L’ensemble consolide une flotte de 146 navires. Dans un marché complètement déprimé avec des opérateurs en hémorragie de liquidités.

L'avitaillement des navires se tend dans les grands centres de soutage

Alors que les scénarios affluent sur les options dont disposerait l'UE pour compenser le manque à gagner si l’ultime sanction venait s’abattre sur le pétrole russe, la disponibilité des combustibles de soute accuse plusieurs jours de délais dans tous les grands hubs d’avitaillement des navires. L’Europe doit-elle se préparer à un choc d’approvisionnement majeur ? Les experts semblent le penser. Mais la situation pourrait aussi faire le lit des terminaux d'importation de brut comme Gdansk et Rostock.

Qui de la Chine ou de l’Inde pour acheter du pétrole russe ?

Les raffineurs chinois, qui dépendent des importations pour 70 à 100 % de leurs besoins, ne semblent pas pour l’instant pressés de s'emparer du pétrole russe en détresse quand bien même il se touche à des prix particulièrement attractifs. L’Inde en revanche semble plus réceptive. Le premier raffineur du pays vient d’acheter trois millions de barils de brut de l'Oural.

Pétroliers et vraquiers : un marché de l’occasion peu dynamique

Les vraquiers et les navires citernes ne génèrent pas le même engouement que les porte-conteneurs . Le marché S&P est terne. Les prix des vraquiers comme des navires citernes ont tendance à stagner. « Dans le secteur du vrac sec, malgré la r...

Euronav en perte de 340 M$ en 2021

L’un des plus importants exploitants de très grands transporteurs de brut est passé en un an d’un résultat net positif de 473 M$ à une perte sèche de 339 M$. De trimestre en trimestre, l’armateur belge n’a fait que reporter la reprise des taux de fret tout en manifestant une confiance absolue dans son marché.

Navires-citernes : le paysage des raffineries en mutation pourrait allonger les tonnes-milles

Dans le segment du transport maritime de produits pétroliers, les espoirs renaissent après une année où les navires ont souvent opéré à des niveaux de rentabilité et d'exploitation dégradés, sans couvrir leurs frais d'exploitation et encore moins atteindre le seuil de rentabilité. L’évolution de la géographie des raffineries pourrait offrir de nouveaux débouchés au transport maritime de pétrole.

John Fredriksen acquiert 9,8 % du capital d'Euronav

Les difficultés du transport de produits pétroliers ne sont pas de nature à dissuader l’homme d’affaires John Fredriksen d’investir à nouveau dans une valeur du secteur. Le norvégien, qui détient des intérêts dans plusieurs segments du transport maritime, possède déjà 40 % de Frontline et avait tenté sans succès d’acquérir DHT. L’armateur belge de tankers n’échappe pas à la sanction du marché mais a mis à profit son temps de crise pour entreprendre le grand ménage dans sa flotte.

Euronav réalise une plus-value de près de 10 M$ avec un vieux pétrolier

La vente n’est pas passée inaperçue. Réaliser une plus-value sur un suezmax de 2002 dans un contexte de cycle baissier, plus propice à la mise au rebut des navires, relève de la performance. En la justifiant, l’armateur belge explique aussi pourquoi la dépression actuelle du marché pétrolier n'est pas comme les autres.

Regain d'intérêt pour les pétroliers de seconde main

Les pétroliers deviennent rapidement une denrée recherchée. Le marché S&P des navires-citernes est de plus en plus actif. Préférence pour les VLCC et les MR. Plusieurs courtiers le soulignent. Il y a du mouvement sur le marché des pé...

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