Le point sur les perturbations maritimes et portuaires

L'année 2022 a commencé comme 2021 s'était achevée. La congestion portuaire, l’accumulation des navires au large, la faible rotation des conteneurs et la fermeté des taux de fret semblent avoir signé pour un nouveau contrat de travail en ce début d’année.

Les taux de fret renouent avec les pics sur certaines routes

Les départs de foyers épidémiques se multiplient dans l’environnement des plus grands ports chinois, tels Ningbo, Tianjin ou Shenzhen. Pour l’heure, ils n’ont pas de portée directe sur les opérations portuaires mais contraignent les accès routiers, perturbent les services de transport et engendrent des retards dans un pays où les niveaux de congestion portuaire sont déjà élevés.

Conteneur : statu quo ou nœud gordien en 2022 ?

Le conteneur est en surchauffe au niveau mondial depuis un an. Effets de cascade infernal. Plus personne n’ignore le niveau élevé d’interconnexion du secteur. Que le problème soit maritime ou portuaire, stabilité et prévisibilité vont se monnayer chèrement.

Une année aussi profitable en 2022 pour les vraquiers ?

L’an dernier, les taux de fret des vraquiers ont atteint des niveaux qu’ils n’avaient pas fréquentés depuis au moins dix ans. La congestion portuaire et les restrictions sanitaires ont été les principales alliées des navires. Mais la décarbonation, le niveau d’inflation, le retour des tensions géopolitiques et le ralentissement de la Chine sont de nature risquent de doucher l’euphorie en 2022.

2021, année hautement improbable et 2022 ?

Du premier au dernier jour de 2021, le transport maritime de conteneurs a été rythmé par des chocs et contre-chocs. Tout le secteur sort rincé de ces 365 jours sans répit. Les taux de fret sont au zénith. Il n’y a jamais eu autant de porte-conteneurs et de conteneurs mobilisés là où ils ne sont pas nécessaires. Les ports sont défaits. La supply chain est sens dessus dessous. Rétro et perspectives.

Omicron affole les indices de fret et les cours des matières premières

L’émergence du dernier-né de la famille des variants du coronavirus n’a pas tardé à rendre nerveux les marchés, à commencer par les cours du brut. Mais les indices du fret ont aussi réagi vivement, notamment le Baltic Dry en rebond significatif ces derniers jours. S’il pourrait prolonger l’épiphanie du conteneur, il repousse en revanche encore l’agenda de la reprise du transport pétrolier.

La flambée des taux de fret, principal moteur des bénéfices de Hapag-Lloyd au 3e trimestre 2021

Le numéro cinq mondial de la ligne conteneurisée encaissé un résultat net de 2,8 Md€ au troisième trimestre contre 252 M€ à la même période il y a un an. Quant à l’environnement congestionné, le transporteur allemand ne s'attend pas à une normalisation de la situation avant la fin du premier semestre 2022 au plus tôt : 5 à 10 % de sa capacité sont actuellement bloqués par l’engorgement des ports.

Radioscopie des taux de fret entre 2020 et 2021

Alors que l’année se termine, les taux de fret culminent à des niveaux inédits. Deux indicateurs plaident coupables : le CCFI et SCFI. Ils n’ont pas la même incidence selon les continents ou les catégories de produits. Mais la menace sur l’industrie manufacturière mondiale est réelle, estime la Cnuced dans son analyse.

L'OCDE rend les taux de fret responsables de l'inflation mondiale

Dans son dernier rapport, publié fin septembre, l'Organisation de coopération et de développement économiques indique que la hausse vertigineuse des taux de fret conteneurisés est à l'origine d'une grande partie de l'inflation dans les pays du G20 cette année.

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