Le gel des taux de fret reste un geste commercial isolé

En décidant de rompre avec une politique de prix déterminés à l'instant T en fonction de l'offre et de la demande, CMA CGM a créé un appel d’air mais ses concurrents ne s’y sont pas engouffrés et y opposent même un silence. À l’exception de Hapag-Lloyd qui s’est aligné pour une période indéterminée.

CMA CGM bloque ses taux de fret spot

L’armateur français de porte-conteneurs, troisième au niveau mondial par la capacité offerte, suspend la hausse des taux de fret sur le marché spot. La décision a pris effet le 9 septembre et sera maintenue jusqu’au 1er février. Elle donne un coup de frein à une inflation galopante des tarifs de transport qui ont entrepris leur folle course il y a un an.

Maersk publie des résultats impressionnants et annonce des acquisitions

Le deuxième trimestre 2021 a marqué pour le leader mondial du transport maritime de conteneurs le 12e consécutif de progression de ses bénéfices. Le rapport financier de Maersk à mi-parcours de l’année – intéressant à plus d’un titre – ne fait que surligner l’incroyable période que vivent les compagnies. Revers de la médaille : les coûts opérationnels ont augmenté car les navires ont accéléré.

Des taux de fret à 20 000 $

En mai, pour la première fois dans l’histoire du conteneur, les taux de fret spot avaient percé un premier plafond de verre en dépassant les 10 000 $ pour le transport d’une boîte de 40 pieds. Pour certains, il ne fait désormais plus de doute que le cap des 20 000 $ sera aisément franchi. Il a déjà été constaté sur les routes transpacifiques à la faveur de batailles d’enchères entre chargeurs.

Un panamax affrété entre 100 000 et 145 000 $/j

Dans le segment classique des Panamax, les tarifs sont devenus invraisemblables avec une unité de 5 000 EVP qui aurait été fixée entre 100 000 et 145 000 $/j pour un emploi de 80 jours. Un niveau sans précédent pour ce type de navires.

Les taux de fret au-delà des 10 000 $

Pour la première fois dans l’histoire du conteneur, les taux de fret spot entre Shanghai et Rotterdam ont percé le plafond de verre des 10 000 $ pour le transport d’une boîte de 40 pieds. Le marché est de plus en plus fracturé entre des transporteurs qui cherchent à saisir les opportunités et des expéditeurs coincés par des capacités limitées et sans options pour contrôler leurs coûts.

Conteneurs : tous les transporteurs ne profiteront pas de la flambée des taux de fret

Les inoxydables taux de fret entre l’Asie et l'Europe, qui ont atteint de nouveaux sommets la semaine dernière, ne profiteront pas à tous les transporteurs. Du fait de la pénurie générale d’équipements et de navires, de la congestion exacerbée des ports et des impacts de la fermeture du canal de Suez, certaines compagnies annoncent des annulations de traversées.

HMM a réalisé en trois mois le bénéfice d'une année d'exploitation

La compagnie sud-coréenne a publié à l’issue des trois premiers mois de l’année un bénéfice d’exploitation de 884,25 M$ contre une perte de 1,7 Md$ pour la même période de l'année dernière. Le transporteur sud-coréen bénéficie pleinement de l'arrivée à point nommé de ses mégamax et de son positionnement sur les routes les plus lucratives.

Taux de fret : sans limites

Sans répit, les taux de fret continuent de s’emballer sur toutes les routes, y compris le transatlantique qui avait été relativement épargné jusqu’au blocage du canal de Suez. C’est néanmoins la ligne Asie-Europe du Nord qui reste la plus nerveuse avec un tarif à près de 10 000 $ pour transporter une boîte de 40 pieds.

Taux de fret : + 443 % entre la Chine et l'Amérique du sud

L'impact sur les taux de fret est plus marqué sur les routes commerciales vers les régions en développement où les consommateurs et les entreprises peuvent le moins se le permettre, indique la Cnuced dans sa dernière publication. Pourquoi les taux de fret sont...

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