Morgan Stanley fait un aller-retour éclair dans le capital de Frontline

Dans une période troublée pour le transport maritime de pétrole et alors que la compagnie norvégienne Frontline est appelée à fusionner avec son homologue belge, la banque américaine d’investissement Morgan Stanley revend ses titres quelques jours à peine après les avoir acquis. Goldman Sachs est également entré en septembre au capital de la société du magnat John Fredriksen.

Scorpio, Teekay, Euronav, Ardmore, Norden : le temps des pétroliers

Pour les principaux transporteurs maritimes de pétrole, le troisième trimestre a acté le retour à la rentabilité après une année de pertes et une déprime de deux ans. La perspective de l’entrée en vigueur de l'interdiction européenne d’importer du brut russe à partir du 5 décembre a déplacé des millions de barils de brut de la Russie vers l’Asie et du Moyen-Orient, du Golfe du Mexique et d'Afrique de l'Ouest vers l’Europe, allongeant les distances parcourues. Le secteur est désormais arrimé à la question de l’après-5 décembre.

La fusion entre Euronav et Frontline décalée à 2023

À l’occasion de la présentation de ses résultats pour le troisième trimestre, Euronav a annoncé le report au premier trimestre 2023 de la fusion entre les deux anciens concurrents qui doit donner naissance à un acteur dominant dans le transport maritime de brut. Depuis l’annonce du projet, les deux principaux actionnaires de l’exploitant belge de grands pétroliers se livrent à une bataille rangée pour être seul maître à bord.

Le transport maritime de pétrole ne craint ni l'embargo européen ni le plafonnement du G7

Alors que l’idée d’un plafonnement du prix du pétrole exporté par la Russie est évoquée par les membres du G7, la mesure tout comme l’entrée en vigueur imminente de l’embargo européen seront favorables aux pétroliers, défend le Bimco. L’une des plus grandes associations d’armateurs a présenté ses perspectives ce 12 septembre pour le conteneur, le vrac sec et le pétrolier.

Transport maritime de pétrole : les VLCC de retour sur le marché

Après près de deux ans de conditions de marché difficiles, les exploitants de pétroliers ont publié pour le deuxième trimestre des résultats bien mieux orientés. La reconfiguration des flux maritimes suite à l'invasion de l'Ukraine par la Russie et la perspective de sanctions a amené les négociants à se détourner des approvisionnements russes au profit d'alternatives plus lointaines. Une orientation favorable au transport maritime en terme de tonnes-milles. Euronav, Frontline et Teekay sortent lentement la tête de l’eau.

Euronav : course contre la montre pour monter au capital

17,48 versus 12,01 %. Les deux principaux actionnaires viennent encore de monter leur participation respective. L’homme d’affaires norvégien John Fredriksen et l’armateur anversois Alexander Saverys poursuivent à marche avancée leur confrontation pour gagner toujours plus de parts du capital d’Euronav à deux semaines d’une assemblée générale décisive. Les actionnaires doivent se prononcer sur le projet de fusion avec Fontline qui donnera naissance à un leader mondial dans le transport de pétroliers.

Alexander Saverys : « Nous détestons de voir ce que nous avons construit aller dans la mauvaise direction »

Dans un entretien au Financial Times, Alexander Saverys, de la famille qui contrôle la Compagnie maritime belge, maison-mère de plusieurs sociétés dans le transport maritime, annonce ses plans pour déjouer la fusion entre Euronav et Frontline, deux des plus grandes sociétés dans le transport de pétrole. La famille est un des actionnaires d’Euronav. Le prochain conseil d’administration promet d’être animé.

Pourquoi le fret pétrolier reste-t-il durablement au plancher ?

Les tarifs d’affrètement des grands pétroliers restent au plancher en dépit d’un risque géopolitique historiquement élevé, qui est d’ordinaire profitable au transport maritime de pétrole. Les taux des navires-citernes ne se sont toujours pas remis de la pandémie depuis plus de dix-huit mois. La dynamique des flux mondiaux de pétrole est réputée complexe. Mais la situation actuelle est particulièrement intriquée.

En fusionnant, Euronav et Frontline créent un titan dans le transport de pétrole

Deux des plus grandes sociétés de transport maritime de brut, la norvégienne Frontline et la belge Euronav, annoncent une fusion à grande échelle. Une suite logique après la prise de participation de l’homme d’affaires John Fredriksen, actionnaire principal de Frontline, dans le capital d’Euronav. L’ensemble consolide une flotte de 146 navires. Dans un marché complètement déprimé avec des opérateurs en hémorragie de liquidités.

Euronav en perte de 340 M$ en 2021

L’un des plus importants exploitants de très grands transporteurs de brut est passé en un an d’un résultat net positif de 473 M$ à une perte sèche de 339 M$. De trimestre en trimestre, l’armateur belge n’a fait que reporter la reprise des taux de fret tout en manifestant une confiance absolue dans son marché.

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