Euronav : course contre la montre pour monter au capital

17,48 versus 12,01 %. Les deux principaux actionnaires viennent encore de monter leur participation respective. L’homme d’affaires norvégien John Fredriksen et l’armateur anversois Alexander Saverys poursuivent à marche avancée leur confrontation pour gagner toujours plus de parts du capital d’Euronav à deux semaines d’une assemblée générale décisive. Les actionnaires doivent se prononcer sur le projet de fusion avec Fontline qui donnera naissance à un leader mondial dans le transport de pétroliers.

Alexander Saverys : « Nous détestons de voir ce que nous avons construit aller dans la mauvaise direction »

Dans un entretien au Financial Times, Alexander Saverys, de la famille qui contrôle la Compagnie maritime belge, maison-mère de plusieurs sociétés dans le transport maritime, annonce ses plans pour déjouer la fusion entre Euronav et Frontline, deux des plus grandes sociétés dans le transport de pétrole. La famille est un des actionnaires d’Euronav. Le prochain conseil d’administration promet d’être animé.

Pourquoi le fret pétrolier reste-t-il durablement au plancher ?

Les tarifs d’affrètement des grands pétroliers restent au plancher en dépit d’un risque géopolitique historiquement élevé, qui est d’ordinaire profitable au transport maritime de pétrole. Les taux des navires-citernes ne se sont toujours pas remis de la pandémie depuis plus de dix-huit mois. La dynamique des flux mondiaux de pétrole est réputée complexe. Mais la situation actuelle est particulièrement intriquée.

En fusionnant, Euronav et Frontline créent un titan dans le transport de pétrole

Deux des plus grandes sociétés de transport maritime de brut, la norvégienne Frontline et la belge Euronav, annoncent une fusion à grande échelle. Une suite logique après la prise de participation de l’homme d’affaires John Fredriksen, actionnaire principal de Frontline, dans le capital d’Euronav. L’ensemble consolide une flotte de 146 navires. Dans un marché complètement déprimé avec des opérateurs en hémorragie de liquidités.

Euronav en perte de 340 M$ en 2021

L’un des plus importants exploitants de très grands transporteurs de brut est passé en un an d’un résultat net positif de 473 M$ à une perte sèche de 339 M$. De trimestre en trimestre, l’armateur belge n’a fait que reporter la reprise des taux de fret tout en manifestant une confiance absolue dans son marché.

Jusqu’à quelle profondeur les navires pétroliers peuvent-ils forer ?

Après avoir connu en 2021 la pire année depuis trois décennies et un début d'année 2022 catastrophique, les analystes viennent une nouvelle fois revoir à la baisse leurs prévisions concernant la demande de transport de brut. La scène géopolitique est sans doute la plus tendue depuis des décennies. Le spectre des sanctions à l’égard de la Russie, deuxième producteur mondial de pétrole, et la multiplication des attaques yéménites au Moyen-Orient ne plaident pas en faveur d’un retour serein aux affaires.

Crise ukrainienne : éviter un « choc d’approvisionnement » en gaz et en pétrole

La dépendance de l'Europe à l'égard du gaz naturel russe – 35 à 40 % transitant principalement par oléoducs – rend les sanctions contre les exportations russes peu probables. Bruxelles et Washington ont néanmoins indiqué la semaine dernière étudier différentes pistes pour éviter un « choc d’approvisionnement ». Non sans impacts pour le transport de GNL et de brut.

Navires-citernes : le paysage des raffineries en mutation pourrait allonger les tonnes-milles

Dans le segment du transport maritime de produits pétroliers, les espoirs renaissent après une année où les navires ont souvent opéré à des niveaux de rentabilité et d'exploitation dégradés, sans couvrir leurs frais d'exploitation et encore moins atteindre le seuil de rentabilité. L’évolution de la géographie des raffineries pourrait offrir de nouveaux débouchés au transport maritime de pétrole.

Le canal de Suez augmente de 6 % ses tarifs

En 2020, le gestionnaire du canal de Suez s’était montré particulièrement plastique dans sa politique tarifaire en accordant des ristournes. À l’issue d’une année marquée par un gigantesque bouchon, qui lui aura fait perdre une semaine en droits de péages, il annonce une augmentation générale de ses tarifs de 6 % en 2022.

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