Céréales : les ports et les marchés s'organisent pour pallier la mer Noire

L’Inde, qui a l’avantage d’être à cette période de l’année le seul fournisseur de blé au monde, s'affirme en l’absence de la première zone d’exportation mondiale pour les céréales. En avril, le continent a exporté 1,4 Mt de blé contre à peine 240 000 t il y a un an. Toutefois, les chargements ukrainiens, notamment de maïs, s’organisent en passant par Constanta en Roumanie et Varna en Bulgarie.

Le port de Rotterdam en repli de 1,5 % au premier trimestre

À l'issue des trois premiers mois de l'année, le trafic du premier port européen s'est contracté pour s'établir à 113 Mt. En chute de près de 20 %, les produits pétroliers et le minerai de fer tirent le tonnage global vers le bas. La chute du transbordement de plus de 20 % emmène le conteneur qui perd 5 % en tonnage mais limite la casse en unités.

Le commerce mondial d'engrais pénalisé par les absences russes

Les sanctions, qui frappent les exportations d'engrais russes, compromettent la saison des semis au Brésil et en Europe pour de nombreuses cultures qui doivent démarrer dans les mois qui viennent. Pourtant, pas moins de 24 navires transportant près de 678 000 t d'engrais vont ou ont déjà quitté les ports de Saint-Pétersbourg et de Mourmansk en direction des côtes du Brésil.

La flotte maritime russe, quelle puissance ?

Mise au ban de la communauté internationale, la flotte maritime contrôlée par des intérêts russes est de plus en plus isolée. Les armateurs possèdent ensemble quelque 3 000 navires totalisant 18,1 millions de tonnes de port en lourd, soit 1,2 % de la capacité de la flotte mondiale, selon Clarksons. Le bataillon est à l’image de la nature de ses flux et est dominé par une poignée d’armateurs. Sur les 110 pétroliers, 97 sont opérés par Sovcomflot.

Céréales : la crise russo-ukrainienne engendre un repositionnement des flux

La nature a horreur du vide. Les flux du vrac sec, rompus aux tensions géopolitiques, sont d’ordinaire les plus plastiques. Ils le prouvent à nouveau. Des premiers mouvements s’observent. Les taux de fret des vraquiers ont brusquement changé de cap ces derniers jours.

Crise russo-ukrainienne : le transport maritime dans l'attente des sanctions

Dans la confusion et la précipitation, sans savoir comment la situation va évoluer dans les ports, le secteur a pris ses premières dispositions. Suspension d’escales, fermeture des terminaux alors que la navigation devient difficile dans la mer d’Azoz et la mer Noire et que des pétroliers ont été pris pour cibles par des missiles. Les indicateurs du marché réagissent dans l'excès.…

Quels risques pour les navires transitant dans les eaux ukrainiennes et russes ?

Les tensions entre l’Ukraine, l’UE et les États-Unis avec la Russie, hypothèquent de nombreuses matières premières et menacent les équilibres mondiaux des flux maritimes. Le spectre des sanctions internationales est une source d’inquiétudes pour les approvisionnements mais aussi pour la navigation. Le 15 février, le Joint War Committee (JWC), Conseil des risques de guerre du secteur de l'assurance, a ajouté les eaux ukrainiennes et russes de la mer Noire et de la mer d'Azov à la liste des zones à haut risques.

Céréales : la stratégie d'exportations de l'Ukraine compromise par la Russie

L'Ukraine a gagné en influence sur le marché mondial agricole au cours de la dernière décennie, visant cette année la troisième place pour le blé et la quatrième pour le maïs. Le conflit avec la Russie fait planer une menace alors que plus de la moitié du volume de maïs attendu par l'Ukraine doit être exporté au cours des cinq prochains mois.

Rio Tinto, BHP, Vale dans les affres de la production de minerai de fer

Les incertitudes liées à la production du minerai de fer, dont les prévisions ne cessent de s’ajuster aux catastrophes naturelles, restrictions sanitaires, perturbations maritimes et autre pénurie de main d’œuvre, n’aident pas le marché des vraquiers. Les grandes sociétés minières envisagent une légère augmentation des exportations de minerai de fer en 2022. Mais seule la Chine détient les clés...

Blé français : malmené par l'Algérie, dopé par la Chine

La forte demande mondiale et la récente baisse des prix pourraient favoriser les exportations françaises de blé tendre, qui restent cependant bien faibles à destination de l’Algérie même si elles augmentent par rapport à la campagne précédente.

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