France, Roumanie et Ukraine alliées pour exporter les céréales

Alors que la Russie conteste les exportations de céréales ukrainiennes par voie maritime telles qu'elles ont été cadrées par l'accord d'Istanbul, la France apporte son expertise logistique à la Roumanie pour l'acheminement terrestre de ces céréales.

La déprime des vraquiers témoigne de la récession de la Chine

La Chine, plus grand producteur mondial d'acier, est confrontée à des interruptions répétées de son industrie sidérurgique. Le confinement de plusieurs grandes villes portuaires a fait plonger les exportations de minerai de fer alors que les vagues de chaleur ont généré des coupures d’électricité. Trente-trois villes sont sous le coup de fermetures partielles ou totales. Le Congrès du Parti communiste, à partir du 16 octobre, devrait de surcroît influencer la demande intérieure de minerai de fer et d'acier.

Céréales : explosion du transport maritime frauduleux en mer d'Azoz selon Windward

Alors que l’accord signé entre la Russie et l’Ukraine pour permettre la reprise sécurisée des exportations de céréales sous l’égide de l’ONU et de la Turquie a déjà été violé, un phénomène de contrebande de céréales organisé en mer est de plus en plus probant. La société Windward, qui utilise l’intelligence artificielle pour fournir des données sur le transport maritime et les activités portuaires, l’a mesuré.

Le vrac sec au cœur d'une crise alimentaire mondiale

Alors qu’une crise alimentaire mondiale se profile, Vladimir Poutine s’est montré disposé au cours d’un entretien téléphonique le samedi 28 mai avec le président français Emmanuel Macron et le chancelier allemand Olaf Scholz à permettre la reprise des livraisons de céréales ukrainiennes. La mer Noire n'est pas seulement un « grenier à blé » mais est aussi l'un des 14 points mondiaux par lesquels transitent des quantités importantes de produits agricoles. Loin d’être évidentes, les alternatives ne favorisent pas le transport maritime.

Le commerce mondial d'engrais pénalisé par les absences russes

Les sanctions, qui frappent les exportations d'engrais russes, compromettent la saison des semis au Brésil et en Europe pour de nombreuses cultures qui doivent démarrer dans les mois qui viennent. Pourtant, pas moins de 24 navires transportant près de 678 000 t d'engrais vont ou ont déjà quitté les ports de Saint-Pétersbourg et de Mourmansk en direction des côtes du Brésil.

Fin de la ruée des commandes de vraquiers au GNL ?

Selon Maritime Strategies International, l’engouement pour des capesize au GNL, dont les commandes se sont envolées l’an dernier, pourrait déjà avoir atteint son apogée. L’évolution rapide des concepts autour de l’ammoniac et le méthanol ne plaide pas en faveur du gaz naturel liquéfié.

Un rallye mondial pour trouver du charbon

Il avait été le grand gagnant fossile de l’année 2021, notamment grâce à la flambée des cours du gaz. Le charbon est devenu, depuis le bannissement de l’origine russe, une denrée extrêmement recherchée. Au Japon, en Corée du Sud mais aussi en Chine, c’est une véritable ruée sur les approvisionnements mondiaux. Les panamax et les capesize pourraient bien se régaler si la Chine et l’Inde, les deux plus grands importateurs mondiaux, ne poussent pas davantage leur production nationale. Une tendance déjà bien amorcée.

Rystad Energy : « l'interdiction du charbon russe est une arme à double tranchant »

La décision de l'Union européenne d'interdire les importations de charbon en provenance de Russie – une première pour les approvisionnements énergétiques – affectera jusqu'à 70 % des importations de charbon thermique en Europe, selon une étude de Rystad Energy. Une bataille pour le charbon non russe va faire pression sur les prix tandis que les pays qui continuent à acheter du charbon russe, comme la Chine, pourraient bénéficier d'une forte décote.

La flotte maritime russe, quelle puissance ?

Mise au ban de la communauté internationale, la flotte maritime contrôlée par des intérêts russes est de plus en plus isolée. Les armateurs possèdent ensemble quelque 3 000 navires totalisant 18,1 millions de tonnes de port en lourd, soit 1,2 % de la capacité de la flotte mondiale, selon Clarksons. Le bataillon est à l’image de la nature de ses flux et est dominé par une poignée d’armateurs. Sur les 110 pétroliers, 97 sont opérés par Sovcomflot.

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